LA COMPAGNIE FURIOSA présente son nouveau spectacle de commedia dell’ Arte
à YOURTES EN SCENE (La Veuve) Saint Leu

SAMEDI 2 JUIN à 19h30
LA COMPAGNIE FURIOSA présente son nouveau spectacle de commedia
dell’arte
« A la cour du Bon Gros Roi René » écrit et mis en scène par Olivier Martin
avec Sophie Lebourg, Emma Boitière, Julie Lin, Guy Fontaine, Martine
Vincenot, Raphael Moncozet, Olivier Martelly et Sabbatta
Dans la plus pure tradition du théâtre masqué, voici une histoire originale qui en décoiffera plus d’un ! Les personnages sont truculents, les quiproquos nombreux, les piques piquantes, l?humour grinçant, les allusions ciblées, l’amour et les sept péchés capitaux incontournables, l?horreur côtoie la dérision et tout rentre dans l’ordre à la fin.
Un grand moment de plaisir et une découverte textuelle !
LE MARDI 5 JUIN à 20h
« SI VOUS VOYEZ CE QUE JE VEUX DIRE… »
écrit et mis en scène par Olivier Martin avec Sabbatta

« Si vous voyez ce que je veux dire »à l’ESPAS à SAINT PAUL rue Dayot
écrit et mis en scène par Olivier Martin avec Sabbatta
L’histoire d’une batteuse de pavé belge aux prises avec le commissaire Maigret
parce qu’un crime a eu lieu au coin de la rue, là. Elle parle la langue d’Audiard
et ponctue son monologue de chansons de Piaf qui nous ramènent à un temps pas
si lointain que ça où caids et pépéespeuplaient les rues de Paname.
Réservation 0692 65 50 39
Lévi Strauss : faire une société vivable : RDV Mercredi 16 à St Pierre

Chers amis philosophes,
Dans « le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes », Jean-Jacques Rousseau confronte notre société à d’autres sociétés, en particulier à celles de peuples dits « primitifs ». Il y a-t-il une société supérieure aux autres ? Rousseau répond : « non ! » Dans Tristes Tropiques, livre qui, en 1955, l’a rendu célèbre dans le grand public, Claude Lévi-Strauss raconte ses pérégrinations dans la savane et la forêt brésiliennes, au contact de tribus indiennes. Comparant lui aussi la culture dominante aux cultures dominées, lui aussi refuse d’attribuer l’excellence à quelque société que ce soit : toutes ont du bon, toutes contiennent de « l’iniquité ». Comme Rousseau qu’il vénère, Lévi-Strauss considère comme nécessaire l’étude impartiale des différentes sociétés, l’ethnographie : celle-ci nous permet, comprenant mieux la nature sociale de l’homme, de définir une sorte de modèle universel de société qui puisse servir de référence à la poursuite de la besogne millénaire de l’homme : FAIRE UNE SOCIÉTÉ VIVABLE.
Voilà la réflexion que nous mènerons ensemble mercredi à 18 h à la salle paroissiale du Bon Pasteur Ravine Blanche. Vous trouverez ci-joint le texte qui nous servira de base de discussion.
A mercredi.
Bien amicalement à vous,
Emmanuel
LEVI-STRAUSS
Tristes tropiques
FAIRE UNE SOCIÉTÉ VIVABLE
« Si les hommes ne se sont jamais attaqués qu’à une besogne, qui est de faire une société vivable, les forces qui ont animé nos lointains ancêtres sont aussi présentes en nous. Rien n’est joué. Nous pouvons tout reprendre. Ce qui fut fait et manqué peut être refait. »
Claude Lévi-Strauss
TEXTE PRELIMINAIRE DE REFLEXION
FAIRE UNE SOCIÉTÉ VIVABLE
À la Martinique, j’avais visité des rhumeries rustiques et négligées ; on y employait des appareils et des techniques restés les mêmes depuis le XVIIIe siècle. Au contraire à Porto-Rico, les usines m’offraient un spectacle de réservoirs en émail blanc et de robinetterie chromée. Pourtant les rhums de la Martinique, goûtés au pied des vieilles cuves engrumelés de déchets, étaient moelleux et parfumés tandis que ceux de Porto-Rico sont vulgaires et brutaux. La finesse des premiers est-elle donc faite des impuretés dont une préparation archaïque favorise la persistance ?
Aucune société n’est parfaite. Toutes comportent par nature une impureté incompatible avec les normes qu’elles proclament et qui se traduit concrètement par une certaine dose d’injustice, d’insensibilité, de cruauté. Comment évaluer cette dose ? L’enquête ethnographique y parvient. Car, s’il est vrai que la comparaison d’un petit nombre de sociétés les fait apparaître très différentes entre elles, ces différences s’atténuent lorsque le champ d’investigation s’élargit. On découvre alors qu’aucune société n’est foncièrement bonne ; mais aucune n’est absolument mauvaise ; toutes offrent certains avantages à leurs membres, compte tenu d’un résidu d’iniquité dont l’importance paraît approximativement constante et qui correspond peut-être à une inertie spécifique qui s’oppose, sur le plan de la vie sociale, aux efforts d’organisation.
De telles analyses, conduites sincèrement et méthodiquement, aboutissent à deux résultats : elles instillent un élément de mesure et de bonne foi dans l’appréciation des coutumes et des genres de vie les plus éloignés des nôtres, sans pour autant leur conférer les vertus absolues qu’aucune société ne détient. Et elles dépouillent nos usages de cette évidence que le fait de n’en point connaître d’autres – ou d’en avoir une connaissance partielle et tendancieuse – suffit à leur prêter. Il est donc vrai que l’analyse ethnologique rehausse les sociétés différentes et rabaisse celle de l’observateur…
Pourtant cette condamnation de nous-mêmes, par nous-mêmes infligée, n’implique pas que nous accordions un prix d’excellence à telle ou telle société présente ou passée, localisée en un point déterminé du temps et de l’espace. Là serait vraiment l’injustice ; car, en procédant ainsi, nous méconnaîtrions que, si nous en faisions partie, cette société nous paraîtrait intolérable : nous la condamnerions au même titre que celle à laquelle nous appartenons. Aboutirons-nous au procès de tout état social, quel qu’il soit ? à la glorification d’un état naturel auquel l’ordre social n’aurait apporté que la corruption ? « Méfiez-vous de celui qui vient mettre de l’ordre », disait Diderot, dont c’était la position. Pour lui, « l’histoire abrégée » de l’humanité se résumait de la façon suivante : « Il existait un homme naturel ; on a introduit au-dedans de cet homme un homme artificiel ; et il s’est élevé dans la caverne une guerre continuelle qui dure toute la vie »1 Cette conception est absurde. Qui dit homme, dit langage et qui dit langage, dit société. Les Polynésiens de Bougainville ne vivaient pas en société moins que nous.
En agitant ces problèmes, je me convaincs qu’ils ne comportent pas de réponse, sinon celle que Rousseau leur a données : Rousseau tant décrié, plus mal connu qu’il ne le fut jamais, en butte à l’accusation ridicule qui lui attribue une glorification de l’état de nature – où l’on peut voir l’erreur de Diderot, et non la sienne – car il a dit exactement le contraire et reste seul à montrer comment sortir des contradictions où nous errons à la traîne de ses adversaires ; Rousseau, le plus ethnographe des philosophes ; s’il n’a jamais voyagé dans des terres lointaines, sa documentation était aussi complète qu’il était possible à un homme de son temps, et il la vivifiait – à la différence de Voltaire – par une curiosité pleine de sympathie pour les moeurs paysannes et la pensée populaire ; Rousseau, notre maître, Rousseau, notre frère, envers qui nous avons montré tant d’ingratitudes, mais à qui chaque page de ce livre aurait pu être dédiée, si l’hommage n’eût pas été indigne de sa grande mémoire. Car, de la contradiction inhérente à la position de l’ethnographe, nous ne sortirons jamais qu’en répétant pour notre compte la démarche qui l’a fait passer des ruines laissées par le Discours sur l’origine de l’inégalité à l’ample construction du Contrat social, dont l’Émile révèle le secret. À lui nous devons de savoir comment, après avoir anéanti tous les ordres, on peut encore découvrir les principes qui permettent d’en construire un nouveau.
Jamais Rousseau n’a commis l’erreur de Diderot qui consiste à idéaliser l’homme naturel. Il ne risque pas de mêler l’état de nature et l’état de société ; il sait que ce dernier est inhérent à l’homme ; mais il entraîne des maux, la seule question si ces maux sont eux-mêmes inhérents à l’état [de société]. Derrière les abus et les crimes, on recherchera donc la base inébranlable de la société humaine.
À cette quête, la comparaison ethnographique contribue de deux manières. Elle montre que cette base ne saurait être trouvée dans notre civilisation [occidentale] : de toutes les sociétés observées, c’est peut-être celle qui s’en éloigne le plus… Rousseau pensait que le genre de vie que nous appelons aujourd’hui néolithique en offre l’image expérimentale la plus proche. Je suis assez porté à croire qu’il avait raison. Avec le néolithique, l’homme s’est mis à l’abri du froid et de la faim ; il a conquis le loisir de penser. Comme son autorité sur la nature restait très réduite, il se trouvait protégé par
1 Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, 1772 le coussin amortisseur de ses rêves. Au fur et à mesure que ceux-ci se transformaient en connaissance, la puissance de l’homme s’est accrue.
Rousseau avait sans doute raison de croire qu’il eût, pour notre bonheur, que l’humanité tînt « un juste milieu entre l’indolence de l’état primitif et la pétulante activité de notre amour-propre ». L’étude de ces sauvages apporte autre chose que la révélation d’un état de nature utopique ou la découverte de la société parfaite au coeur des forêts ; elle nous aide à bâtir un modèle théorique de la société humaine, qui ne correspond à aucune société observable, mais à l’aide duquel nous arriverons à démêler « ce qu’il y a d’originaire et d’artificiel dans la nature actuelle de l’homme et à bien connaître un état qui n’existe plus, qui peut-être n’a point existé, qui probablement n’existera jamais et dont il est bien nécessaire d’avoir des notions justes pour bien juger de notre état présent. »2 La pensée de Rousseau, toujours en avance sur son temps, ne dissocie pas la sociologie théorique de l’enquête sur le terrain dont il a compris le besoin. L’homme naturel n’est ni antérieur, ni extérieur à la société. Il nous appartient de retrouver sa forme, immanente à l’état social hors duquel la condition humaine est inconcevable, donc de tracer le programme des expériences qui « seraient nécessaires pour parvenir à connaître l’homme naturel » et de déterminer « les moyens de faire ces expériences au sein de la société. »
Mais ce modèle – c’est la solution de Rousseau – est éternel et universel. Les autres sociétés ne sont peut-être pas meilleures que la nôtre. À mieux les connaître, nous gagnons pourtant un moyen de nous détacher de la nôtre. Nous nous mettons ainsi en mesure d’aborder la deuxième étape qui consiste, sans rien retenir d’aucune société, à les utiliser toutes pour dégager ces principes de la vie sociale qu’il nous sera possible d’appliquer à la réforme de nos propres moeurs, et non celles des sociétés étrangères. Si les hommes ne se sont jamais attaqués qu’à une besogne, qui est de faire une société vivable, les forces qui ont animé nos lointains ancêtres sont aussi présentes en nous. Rien n’est joué, nous pouvons tout reprendre. Ce qui fut fait et manqué peut être refait : « L’âge d’or, qu’une aveugle superstition avait placé derrière [ou devant]4 nous, est en nous ». La fraternité humaine acquiert un sens concret en nous présentant dans la plus pauvre tribu notre image confirmée et une expérience, dont, jointe à d’autres, nous pouvons nous assimiler les leçons.
Claude Lévi-Strauss5
2 Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité, 1752. Cette citation de Rousseau par Lévi-Strauss figurait dans l’extrait du document proposé pour notre rencontre sur Rousseau.
3 Id., ibidem
4 Addition de Lévi-Strauss à la citation de J.-J. Rousseau (ibidem)
5 Tristes tropiques, Plon 1955
Actualités du 14 au 19 MAI
Christine Pic-Gillard nous informe que Ciné Campus revient aux fondamentaux avec un film d’Ozu intitulé « Récit d’un propriétaire » et réalisé au Japon au 1947. Ce film raconte comment «dans les faubourgs de la ville de Tokyo, dévastée par la guerre, un orphelin échoue chez une veuve irascible…». Pour son premier film d’après-guerre, Ozu traite avec distance une histoire réaliste. À voir ce lundi 14 mai à 18h à la salle Canter de l’Université à Saint-Denis.•
Les Amis de l’Université organisent une conférence qui se tiendra au Centre culturel Lucet Langenier à Saint-Pierre le mardi 15 mai à 18h 15 sur : « Quel 21ème siècle pour l’Inde ? » par Michel Pousse, Maître de conférences en civilisation anglaise, ancien directeur de l’IUFM.
• Dans le cadre de la célébration du 10 Mai, anniversaire de la loi française reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité, le samedi 19 mai à 14h, la Bibliothèque Alain Peters du Moufia (Saint-Denis) invite le public à la projection du film de William Cally « Élie ou les forges de la Liberté », réalisé par William Cally et produit par Kapali Studios Créations. La projection sera présentée par le Cercle Philosophique Réunionnais, qui animera ensuite un débat sur le thème : « La lutte pour la liberté à La Réunion aujourd’hui ». Une rencontre libre, ouverte à tout public.
• Le samedi 19 mai à 22h 35, dans l’émission « Archipels » présentée par Élyas Akhoun sur France Ô, vous pourrez regarder « L’horizon cassé », un documentaire d’Anaïs Charles-Dominique, journaliste, et Laurent Médéa, sociologue et ancien président du Cercle Philosophique Réunionnais. Ce film de 52 minutes est co-produit par Réunion 1ère et Tiktak Production. Il analyse les émeutes de février dernier dans plusieurs communes réunionnaises, avec des revendications liées à la vie chère et au malaise social. Il revient également sur les émeutes du Chaudron il y a deux décennies, qui ont marqué l’histoire de l’île. «Chômage, manque de perspective, mal être: ce film raconte, avec les acteurs de l’époque, le déroulement de la révolte, ses causes immédiats ou plus profondes. Vingt ans après, où en sommes-nous?», se demandent les réalisateurs de ce documentaire à voir.
90 chiens et 40 chats de « l’Arche de Noë » à sauver d’urgence de l’euthanasie

BREF HISTORIQUE DE L’ARCHE DE NOE
DROIT DE CITE exploite un refuge pour animaux (chiens et chats) qu’elle a créé en 1996 à Ste-Anne sur un site de 1700 m2. Il est le seul refuge sur la côte Est (de Sainte-Suzanne à St-Philippe).
Si le nombre d’animaux et la faible densité de l’habitat étaient au départ compatibles avec les contraintes de voisinage, nous sommes à présent de plus en plus fréquemment confrontés à des plaintes d’un voisinage qui s’est densifié au fil des ans et nous devons soit quitter les lieux, soit diminuer le nombre d’animaux à moins de 10.
Depuis plus de deux ans, nous multiplions les démarches et les propositions auprès de la commune de St-Benoit et de la CIREST, sans toutefois y trouver un écho favorable. C’est l’ostracisme dont sont victimes notre association, son personnel et ses adhérents depuis des années qui a entraîné notre refuge dans les difficultés. Car, en ne nous permettant pas de déménager sur un site aux normes en terme de distance des habitations, la commune de St-Benoit et accessoirement la CIREST bloquent de fait toutes nos initiatives et tous nos projets et par voie de conséquence toute possibilité d’attribution de subventions qui pourtant nous aideraient bien.
Si nous avons réussi malgré tout à nous en sortir pendant toutes ces années, il n’en est pas de même depuis 6 mois car en raison de l’accident dont j’ai été victime le 13 août dernier, je n’ai pas pu faire rentrer les 6000 € dont nous avons besoin chaque mois pour faire fonctionner le refuge et nous n’avons pas pu dégager au 2ème semestre 2011 les fonds supplémentaires nécessaires chaque année pour l’apurement de notre plan de redressement
Afin de résoudre partiellement dans un premier temps notre problème d’implantation, nous louons depuis 2 ans une annexe pour une partie de notre activité : le loyer de 635 € pour cette location est intégralement pris en charge par une donatrice régulière mais comme nous n’aboutissons pas avec la commune et la Cirest, ce projet devra être probablement être abandonné.
Nos charges de fonctionnement : 6000 €/mois )
Ces charges sont constituées essentiellement par les achats d’aliments chiens et chats, les produits d’entretien, les produits phyto-sanitaires et les soins vétérinaires ainsi que les frais de personnel (2 agents animaliers en CDI à temps complet et un agent animalier en CUI ; pour ce dernier poste, nous bénéficions d’une prise en charge par l’Etat à hauteur de 70 %).
Nos recettes :
Dons (certains donateurs nous soutiennent depuis des années pour une part non négligeable), adhésions, dons de nourriture, contribution de la Fondation Bardot aux frais vétérinaires, bénéfices sur la vente de calendriers, cartes de voeux, t-shirt et sets de tables.
Ainsi qu’une contribution significative (30 % du budget) des membres-fondateurs.
Nos animaux
Entre 50 et 60 chiens sont hébergés à l’ARCHE DE NOE.
Les chiots ainsi que les chats sont à l’annexe.
Une vingtaine de chiens en moyenne sont en familles d’accueil temporaires (nous assumons les frais de nourriture et les soins vétérinairs pour ces animaux).
Ponctuellement, nous mettons des gros chiens en pension payante à Salazie, le temps de leur trouver une nouvelle famille d’adoption.
Astrid PUISSANT/Mai 2012
Un an après notre premier appel à la solidarité, notre Arche de Noé avec ses 90 chiens et ses 40 chats est à nouveau dans la tourmente. Sans un centime d’aide publique depuis des années malgré le travail d’intérêt général effectué en faveur de la cause animale depuis 15 ans, la mauvaise passe dans laquelle se trouve aujourd’hui notre Arche risque fort de la conduire au naufrage.
A l’origine de cette tourmente, une stupide fracture de la cheville qui a immobilisé la responsable de l’Arche de Noé pendant plus de 6 mois et qui, en l’empêchant d’accomplir une mission essentielle, la recherche de trésorerie, a accentué la précarité. Si aujourd’hui, le capitaine a pu remonter sur le pont pour tenter de mener le bateau à bon port afin d’offrir un havre de paix aux animaux de l’Arche de Noé, les cales sont vides et les factures se sont accumulées.
Dans ce contexte, DROIT DE CITE n’a pas pu s’acquitter en 2011 des deux échéances du plan de redressement accordé en 2008. AVANT FIN MAI, nous devons réunir 4 900 € si nous voulons éviter la liquidation pure et simple de l’association et la fermeture de l’ARCHE DE NOE.
A cela s’ajoutent une partie des frais vétérinaires 2011 non soldés à ce jour pour un montant de 4090,08€. Une bonne nouvelle toutefois : la Fondation Bardot vient de nous confirmer qu’elle prendra en charge les frais vétérinaires de notre refuge pour 2012 à hauteur de 8300 €, ce qui nous permettra de continuer à soigner correctement les animaux.. Notre présidente continue elle-aussi son soutien en prenant à sa charge le salaire des deux salariées en CDI du refuge.
Ceux par contre qui devraient nous aider depuis des années comme elles le font pour les trois autres refuges de l’Ile ne le font pas pour l’ARCHE DE NOE. C’est parce qu’elle a en face d’elle des interlocuteurs institutionnels locaux totalement réfractaires à la cause des animaux et à la survie de notre refuge que l’ARCHE DE NOE est dans cette situation de précarité et de blocage intolérable. A cela s’ajoute l’absence de volonté politique à résoudre la question du foncier qui permettrait à notre Arche de de poser l’ancre sur un site à distance réglementaire des habitations en lui permettant du même coup de percevoir des subventions auxquelles elle peut normalement prétendre.
Notre Arche de Noé existe depuis 16 ans ; elle sauve chaque jour des animaux chiens et chats en détresse et leur donne un coup de pouce pour une deuxième chance ; elle ne pratique aucune euthanasie de confort et ne participe pas au programme d’euthanasie massive qui tue chaque année plus de 12000 chiens et chats à la Réunion sans pour autant résoudre le problème de l’errance.
La Réunion dispose de quatre refuges seulement : deux refuges subventionnés dans le Sud (l’un à Saint-Pierre géré par la SPA du Sud et l’autre au Tampon, géré par la SPA de la Réunion) , un refuge SPA de la Réunion subventionné dans le Nord à Sainte-Marie et le seul refuge non subventionné dans l’Est, notre Arche de Noé à Sainte-Anne.
Fermer notre ARCHE DE NOE, c’est supprimer du jour au lendemain un tiers des places refuges pour chiens sur les 150 places que compte l’Ile.
C’est aussi signer l’arrêt de mort de nos 90 pensionnaires chiens et de nos 40 chats dont certains ont plus de quinze ans.
AIDEZ-NOUS VITE…
Le 31 mai, il sera trop tard…
Vous pouvez adresser votre don :
- par chèque établi au nom de DROIT DE CITE et l’envoyer sous enveloppe affranchie à Droit de Cité – Refuge Arche de Noé – 70 RN2 – 97437 Sainte Anne. Par retour
nous vous adresserons un reçu fiscal.
- par virement sur le compte DROIT DE CITE à la BANQUE DE LA REUNION sans oublier de nous indiquer votre nom et votre adresse par courrier avec le montant du don afin que nous puissions vous établir un reçu fiscal.
- Coordonnées bancaires :
BANQUE DE LA REUNION
Code Banque : 12169
Code Guichet : 00024
Compte n° 51316219010 Clé RIB 88
Au nom de tous nos pensionnaires sur quatre pattes (parfois sur trois seulement), merci infiniment de votre indispensable soutien.
DROIT DE CITE
La voix des chiens et chats sans maître
Association déclarée de Protection Animale créée en 1994
Refuge Animalier « L’Arche de Noé » – « Secours Animalier de la Réunion »
70 RN2 – Saint François – 97437 SAINTE-ANNE
Tél. 0262 51 38 60 – Gsm : 0692 36 28 09 – e-mail : droitdecite.association@wanadoo.fr
Conférences d’Histoire de l’Art du 21 au 25/05 du M.A.D.O.I
Le musée des Arts décoratifs de l’océan Indien organise du 21 au 25 mai 2012 à Saint-Pierre un cycle de Conférences d’Histoire de l’Art en partenariat avec l’Ecole du Louvre
Lundi 21 mai, 18h15
salle du Dépôt du Rhum, Pierrefonds, Saint Pierre
« Les prémices du Romantisme »
mardi 22 mai, 18h15
salle du Dépôt du Rhum, Pierrefonds, Saint Pierre
« Nouvelles sources d’inspiration : histoire, littérature, religion »
mercredi 23 mai, 18h15
salle du Dépôt du Rhum, Pierrefonds, Saint Pierre
« L’artiste romantique : de l’autoportrait au tableau engagé «
jeudi 24 mai, 18h15
CRR, salle de l’Auditorium, Saint Pierre
« Drames romantiques : amour, mort, guerre… »
vendredi 25 mai, 18h15
salle du Dépôt du Rhum, Pierrefonds, Saint Pierre
« Le paysage romantique «
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles
Renseignements au 0262 91 24 30
Fête de la cuisine le 24 MAI sur toute l’ile de la Réunion
Le jeudi 24 mai 2012, c’est la Fête Cuisine dans les restaurants de l’île de La Réunion, organisée par le club de la Restauration, en partenariat avec l’IRT. Dans chaque restaurant, un menu spécial Fête de la Cuisine à 50% !
•SAINT-DENIS
Casa Nostra 0262 20 09 44
Chez Piat 0262 21 45 76
Garden Paris 0262 20 28 83
Il Giardino d’Italia 0262 94 15 15
L’Austin 0262 52 14 72 et 0692 42 50 01
La Villa Angélique 02 62 48 41 48
Le Bar à cas 0262 20 17 68
Le Bistrot de La Porte des Lilas 0262 41 40 69
Le Grand Régal 0262 41 73 67
Le Légend 0262 94 27 70
Le Saint Bernard ** 0262 23 62 90
Les Calumets – Oncle Sam 0262 21 33 89
Les Potirons 0692 39 11 67
Les 3 Brasseurs 0262 30 84 00
Zanzibar Café 0262 20 01 18
•SAINTE-MARIE
Le P’tit Gillot ** 0262 97 18 55
Les 3 Brasseurs ** (Centre com. Jumbo Score) 0262 21 17 27
•LA POSSESSION
Hai Phong 0262 22 39 80
•LE PORT
DCP Le Port 0262 38 95 53
•SAINT-GILLES
Au Ti Marché 0262 24 54 94
Bambou Bar * 0262 24 59 29
Chez Nous * ** 0262 24 08 08
DCP Saint-Gilles 0262 33 02 96
Ice spot 0262 33 26 77
L’Orangine (Lux* Ile de Réunion)
La Plage (Lux* Ile de la Réunion) 06 93 80 19 70
Le Maloya – (Restaurant de l’Hôtel Le Récif) 0262 70 01 00
Le Saint-Gilles *** 0262 24 51 27
Nouveau Auberge du bonheur 0262 24 09 97
Planch Alizé 0262 24 62 61
7ème Avenue 0262 24 47 00
•SAINT-LEU
La Varangue ** 0262 34 79 26
•PITON SAINT-LEU
La Tana del Lupo 0262 44 47 61
•SAINT-PAUL
Chez Paul 0262 45 32 53
La Boucherie Cambaie 0262 49 43 77
Phoenix Cambaie (Brasserie) 0262 49 48 38
•PLAINE DES CAFRES
Le Vieux Bardeau 0262 59 20 24
La Diligence 0262 59 10 10
•LE TAMPON
La Fiesta 0262 57 43 59
•SAINT-PIERRE
Alizé Plage *** – Rest. de l’hôtel 0262 35 22 21 end_of_the_skype_highlighting
Côté Jardin 0262 22 71 94
DCP St Pierre 0262 32 21 71
L’Eté Indien 0262 25 57 52
La Plancha ** *** 0262 27 82 78
Le Club Gascon 0262 25 87 50
Le Rétro 0262 25 33 06
Les 3 Brasseurs ** 0262 96 30 60
Utopia 0262 35 15 83
•SAINT-PHILIPPE
La Marmite du pêcheur ** 0262 37 01 01
•SAINTE-ROSE
Le Poisson Rouge 0262 47 32 51
•SALAZIE
Chez Alice 0262 47 86 24
Concerts du 30 Mai au 3 Juin autour de BERNSTEIN
L’Académie de la Réunion présente un concert autour de Bernstein aux dates et lieux suivants :
30 MAI 20H00 Conservatoire de Région DE ST BENOIT
1 JUIN 20H00 EGLISE DU CHAUDRON ST DENIS
2 JUIN 20H00 Conservatoire de Région DE ST PIERRE
3 JUIN 17H00 EGLISE DE ST PAUL
Billets : www.monticket.re 15€ / 8€
8e festival du film d’aventures à la Réunion du 11 au 20 Juin 2012
8ème Festival du Film d’Aventures de La Réunion aux Théâtres de Champfleuri et du Tampon

« Gouzou met les Voiles »13 min
Réalisation : Sami Chalak – Production : Afefa Production
La rencontre entre le grapheur réunionnais Jace et les pêcheurs Vezo
Les Vezo sont des pêcheurs semi-nomades de la côte ouest de Madagascar. Ils ont toujours cultivé une ouverture sur l’extérieur et ont depuis longtemps intégré des éléments venus d’ailleurs.
Jace, grapheur confidentiel des années 80, est aujourd’hui considéré comme l’incontournable défricheur du street art ultramarin. Le Gouzou, son personnage fétiche, s’affiche non seulement aux quatre coins de La Réunion, mais aussi dans bien d’autres pays comme les Etats-Unis, la Chine, le Brésil, etc.
Toujours basé à La Réunion, Jace saute la mer dès qu’il le peut. En 2009, son appétit voyageur et sa soif de partage l’entraînent au sud-ouest de Madagascar dans le but de peindre les voiles des pirogues Vezo. A l’occasion de ce premier voyage, il décide de ne rien emporter et de s’approvisionner sur place. Devant la pénurie de matériaux habituels, il manœuvre à la colle à lapin et au pinceau !
En 2011, Jace emporte son stock de bombes afin de pouvoir mêler les différentes techniques. Au total, ce sont 24 voiles qui seront offertes au peuple de la mer. Le réalisateur Sami Chalak a suivi l’artiste grapheur au cours de ses deux voyages. La version courte du film « Le Gouzou met les voiles » nous présente Jace au travail sous le regard admiratif et curieux de la population. Une aventure tout à la fois créative, esthétique et généreuse.
Makay, les Aventuriers du Monde Perdu90 min

Réalisation : Pierre Stine – Production : Gédéon Programmes
La toute première expédition scientifique dans le Massif du Makay à Madagascar
Le massif du Makay, au sud-ouest de Madagascar, fait partie des derniers endroits de la planète non foulés par l’homme. C’est un grand plateau de 150 x 50 km entaillé par des rivières qui forment des canyons de plusieurs centaines de mètres de profondeur et aux parois verticales impressionnantes.
En 2010, Evrard Wendenbaum prend la tête d’une expédition naturaliste visant à inventorier ses richesses naturelles pour mieux les protéger. A ses côtés, une équipe internationale de scientifiques pluridisciplinaires pénètre donc au cœur de ce labyrinthe de gorges et de canyons à la découverte de sa biodiversité unique.
Evrard Wendenmaum : « Ma fascination pour le massif du Makay a débuté en regardant une émission d’Ushuaïa Nature en 2002. Je retrouvais dans ces paysages montagneux toute la sauvagerie, la beauté et la grandeur de l’Ouest américain, la végétation tropicale et la virginité en plus. Il n’en fallait pas plus pour me faire rêver et me donner envie d’être le premier à pénétrer dans cet éden inexploré.
Une première occasion s’est présentée lorsque j’ai traversé Madagascar en VTT, mais j’ai alors réalisé la complexité de l’approche de cette terra incognita, isolée et enclavée, couverte par aucune carte. La seconde occasion a été la bonne et j’ai eu la chance en 2007 de pénétrer dans le massif et de le traverser du sud au nord pour la première fois, progressant de canyon en canyon grâce à des cartes que j’ai dû fabriquer moi-même à l’aide d’images de Google Earth.
Lors de cette première exploration, je me suis rendu compte de l’isolement extrême de nombreux écosystèmes qui avait pu permettre à des groupes d’animaux et de végétaux d’enfanter de nouvelles espèces. Mais j’ai également pris conscience de la fragilité et de la vulnérabilité de cette biodiversité unique. Si les reliefs escarpés du Makay avaient pu jusque-là préserver cette richesse exceptionnelle, la progression vertigineuse des feux de brousse la menaçait chaque jour un peu plus. C’est ce sombre horizon et la volonté de me rendre utile qui m’ont motivé à mettre mon énergie au service de la préservation de cette région. »
« Vertical Sailing Greenland »58 min
Réalisation-Production : Sean Villanueva
Voile, Escalade, musique et humour au Groenland

Quatre grimpeurs-musiciens, (Nicolas Favresse, Olivier Favresse, Sean Villanueva et Ben Ditto) accompagnés de leur capitaine pasteur Bob Shepton de 75 ans, hissent les voiles pour la côte Ouest du Groenland, à la recherche de grandes parois vierges accessibles directement du bateau. Les grimpeurs jettent leur dévolu sur une paroi de 850 m. Ils atteindront le sommet en 8 jours grâce au soleil de minuit qui leur offre des journées sans fin. Les jours de pluie seront l’occasion de boeufs mémorables !
Après deux mois de voile et d’escalade, ils devront encore naviguer sur Dodo’s Delight, un voilier de dix mètres, pour rejoindre l’Ecosse.
Nicolas : « Cette paroi est sans doute une des ascensions les plus aventureuses que nous ayons faites, compte tenu des difficultés d’escalade et de l’engagement avec nos instruments de musique. Il y avait de tout : des fissures herbeuses, des fissures moussues spongieuses, des lichens dans les visages, d’adorables « offwidths » avec douche incorporée. On nous a pissé, chié et vomi dessus !! Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les gens du pays l’appellent « le mur des Mouettes ». Chaque longueur de ce mur de 850 m nous a offert d’incroyables escalades, un superbe challenge dans un granit magnifique. Nous avons décidé d’appeler cette nouvelle ligne « La Bière du Diable » en souvenir d’une boisson que Bob nous a offert la première fois que nous l’avons rencontré. Celle-ci ressemble remarquablement, tant par le goût et par la couleur, à l’eau qui sortait d’un trou noir et que nous buvions dans la paroi. »
Cette expédition a reçu le Piolet d’Or en 2011 pour avoir montré un style propre, un niveau technique de haute difficulté et une camaraderie énorme.
« La Voie du Pôle »52 min
Réalisation : Thierry Robert – Production : Le Cinquième Rêve et MFP

La première tentative de traversée du Pôle Nord à la voile pure
Après avoir franchi le passage du Nord-Ouest en 2007 avec son bateau Babouche, Sébastien Roubinet repart pendant l’été 2011 sur un bateau encore plus petit, Ti’Babouche. Ce minuscule catamaran de 5 m sur 2 m 40 est équipé de skis rétractables sous les quilles de façon à pouvoir naviguer aussi bien sur l’eau que sur la banquise.
Avec son ami Rodolphe, auteur d’une traversée à pied de l’Arctique en 2000, Sébastien a pour objectif de tenter une première : la traversée intégrale de l’océan Arctique à la voile, sans ravitaillement, depuis l’Alaska jusqu’aux îles norvégiennes du Spitzberg, en passant par le Pôle Nord géographique !
Très vite, les conditions de navigation se dégradent et l’ours polaire rôde. À bord de leur minuscule embarcation, les explorateurs vont vivre une folle aventure de 47 jours, du rire aux larmes, de l’excitation du départ, à la dure réalité… Une aventure aux multiples rebondissements.
Jolokia, l’Odyssée des « Bras Cassés »
52 min
Réalisation : Chloé Henry-Biabaud – Production : La Générale de Production
Record océanique de Lorient à l’Ile Maurice pour un équipage mixte : valides et handicapés

Le 8 septembre 2010, un équipage composé de marins valides et handicapés s’élance à bord du Jolokia, bateau de 50 pieds open, spécialement adapté pour permettre aux équipiers handicapés d’assurer leur rôle à la manœuvre. Leur objectif est de devenir le premier équipage mixte à détenir le record océanique de la Route des Epices, soit 9 000 miles entre l’île de Groix au large de Lorient, et l’île Maurice via le cap de Bonne-Espérance.
Les 6 membres d’équipage sont passionnés par la mer et la voile, qui, comme le handicap, ont le pouvoir de renforcer ou d’effriter la cohésion d’un groupe de façon spectaculaire.
Bien au-delà du défi sportif, le Défi Intégration est un laboratoire de l’intégration et le bateau le symbole rêvé d’une microsociété expérimentale où personnes valides et handicapées travaillent ensemble pour réaliser le même rêve. Chacun devient alors indispensable. Il démontre que le handicap, bien intégré en amont des projets, constitue un réel levier de progrès qui pousse les équipes à adapter leurs modes de fonctionnement, à se mobiliser, à innover et à se dépasser.
Partis en guerre, la fleur au fusil, contre les préjugés, les marins ont dû franchir bien des obstacles avant de couper la ligne d’arrivée. Derrière l’exploit sportif se cache avant tout un incroyable défi humain. Comment vivre ensemble dans de telles circonstances ? Où situer les limites du respect et les frontières de la pitié ?
» I Believe I Can Fly »40 min
Réalisation-Production : Sébastien Montaz Rosset

Chroniques de funambules des temps modernes
Il y a tout juste quelques années, naissait une nouvelle discipline sportive appelée « slackline », qui consiste à marcher sur une sangle de quelques centimètres de large tendue entre deux arbres. Pas facile pour un non-initié mais rien de bien dangereux en soi. Non contents de pratiquer cette discipline à quelques mètres du sol, les slackliners ont rapidement entrepris de poser leurs sangles en altitude, à plusieurs centaines de mètres du sol. D’où le terme de « highline ». Les tours du Diable à Chamonix, les falaises du Verdon les fjords de Norvège et même les tours Mercuriales à Paris, sont devenus des lieux convoités par ces précurseurs.
En parallèle, naissait le base jump qui consiste à se jeter d’une falaise équipée d’un parachute, et de l’ouvrir seulement après plusieurs secondes de chute. Ou même le wingsuit qui permet de voler « presque » comme un oiseau.
Tancrède et Julien font partie des meilleurs représentants au monde de ces disciplines. Et s’ils ont probablement un grain de folie, ils ont indéniablement un incroyable talent ! Mais Tancrède et Julien sont également des pionniers. Non contents de pratiquer au plus haut niveau la highline et le basejump, ils ont inventé une nouvelle discipline : la baseline ! Cette fois plus de baudrier, Tancrède et Julien marchent sur la highline et…
« Dragon Ladies, nous Irons à Venise »45 min
Réalisation : S Barbe et Y Debeaumarché – Production : Docside Production

Elles ont voulu prouver qu’elles étaient plus fortes que la maladie (cancer du sein)
Leurs prénoms ? Véronique, Odile, Katherine, Sylvie, Chantal, Nathalie…
Leurs âges ? Entre 34 et 60 ans. Leur sport ? Le Dragon Boat, une discipline venue de Chine. Etrange… Une embarcation à tête de dragon de 12 m de long, une barreuse et 20 pagayeuses rassemblant toutes leurs forces pour faire avancer ce bateau de 250 kg.
Mais le plus singulier n’est pas tant le bateau que son équipage. 21 femmes originaires de la région de Reims partagent une histoire douloureuse qu’elles ont décidé de braver ensemble. Toutes ces femmes ont été opérées d’un cancer du sein. Pour certaines très récemment, pour d’autres, il y a plusieurs années. Ces femmes ne sont pas athlètes. Certaines n’avaient même jamais pratiqué d’activité sportive. Mais elles ont une incroyable motivation : être ensemble, s’encourager, se soutenir, surmonter les peurs et surtout, briser les tabous.
Au mois de mai 2010, fort de nombreux soutiens humains et sportifs, et doublé d’une formidable détermination, le tout premier équipage de Dragon Ladies françaises, parmi lesquelles la réalisatrice Sylvie Barbe, a réalisé son rêve : participer à la célèbre VOGALONGA à Venise, grande manifestation nautique dont l’un des temps fort est une course de 18 km. Pendant 9 mois, ce projet a porté ces femmes. La force du groupe, l’engagement et le dépassement de chacune, ont eu raison de tous les obstacles.
« 6 Mois de Cabane au Baïkal »52 min

Réalisation : Sylvain Tesson et Florence Tran – Production : Bo Travail
Un voyage immobile de 6 mois
De février à juillet 2010, Sylvain Tesson réalise un rêve vieux de sept ans : se retirer dans une cabane de bois sur les rives du lac Baïkal. Il part avec des vivres, des objets choisis pour leur utilité et leur beauté, quelques icônes, des cigares, de la vodka, et une malle de livres. Son objectif : expérimenter les produits de luxe de demain que sont le silence, le froid, l’immensité et la solitude.
Là-bas, il lit et écrit le matin ; coupe du bois et pêche l’après midi ; lorsque le temps le permet, il arpente son domaine pour quelques heures ou pour quelques jours. Le soir venu, il salue la journée passée en portant des toasts à la vodka et en fumant un cigare.
Sylvain Tesson : « Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie, j’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. »
En 2011, Sylvain Tesson a obtenu le prix Médicis essai pour le livre « Dans les forêts de Sibérie » qui retrace son ermitage au Baïkal.
PROGRAMME
Plage de Cap Homard à St Gilles – Lundi 11 Juin 2012 : 19h30
« Le Gouzou met les Voiles »
« Makay, les Aventuriers du Monde Perdu »
Invités Evrard Wendenbaum et Jace
Théâtre Luc Donat du Tampon – Mardi 12 Juin 2012 : 20h
« La Voie du Pôle »
« Vertical Sailing Greenland »
Invités
Olivier Favresse, Rodolphe André, Sean Villanueva
Théâtre Luc Donat du Tampon – Mercredi 13 Juin 2012 : 20h
« I Believe I Can Fly »
« Jolokia, l’Odyssée des « Bras Cassés »"
Invités : Eric Bellion; Julien Millot, Olivier Brisse, Tancrède Melet
Théâtre Luc Donat du Tampon – Jeudi 14 Juin 2012 : 20h
« 6 Mois de Cabane au Baïkal »
« Dragon Ladies, nous Irons à Venise »
Invités : Sylvain Tesson, Sylvie Barbe, Véronique Morand
TEAT Champ Fleuri de St Denis – Lundi 18 Juin 2012 : 20 h
« La Voie du Pôle »
« Vertical Sailing Greenland »
Invités : Olivier Favresse, Rodolphe André, Sean Villanueva
TEAT Champ Fleuri de St Denis – Mardi 19 Juin 2012 : 20h
« I Believe I Can Fly »
« Jolokia, l’Odyssée des « Bras Cassés »"
Invités : Eric Bellion , Julien Millot, Olivier Brisse, Tancrède Melet
TEAT Champ Fleuri de St Denis – Mercredi 20 Juin 2012 : 20h
« 6 Mois de Cabane au Baïkal »
« Dragon Ladies, nous Irons à Venise »
Invités
Sylvain Tesson
Sylvie Barbe
Véronique Morand
Tarifs
Adultes – 14 €
Jeune public et Abonnés – 12 €
Pass aventure adultes – 32 € – Accès aux 3 soirées
Pass aventure Jeune public et abonnés – 28 € – Accès aux 3 soirées
Lieux de Vente
TEAT Champ Fleuri – 02 62 41 93 25
Adresse : Avenue André Malraux SAINT DENIS
Site Web : http://www.theatreunion.re
Théâtre Régional Luc Donat – 0262 27 24 36 ou 0262 27 24 36
Adresse : 20 r Victor Le Vigoureux LE TAMPON
Site Web : http://www.tld.re/
infos issues du site : www.auboutdureve.fr/
Les cars courant d’air : il y a 50 ans déjà…
C’est dans les années 1920 – et pour 40 ans – qu’apparut le premier « car courant d’air » avec Emile CARPIN MARIMOUTOU.
Il ne proposait que 12 places, alors on s’entassait sur les marche-pieds, voire sur le toit avec provisions et animaux ou cheveux au vent, agrippés aux banquettes.
Avec le temps, ils vont s’agrandir et accueillir de 25 à 40 personnes et foncer jusqu’à 100 kms/h… Lire la suite de cette entrée »
Les naufragés du « Ker Anna »
C’était le 8 Décembre 1894, en rade de ST DENIS… On était alors en période cyclonique et le « ker Anna », solide trois mât nantais, avait mis l’ancre dans cette baie, au demeurant fort mal protégée.
La houle levée par le vent tend à rabattre les navires sur la côte. En cas de tempête, il ne leur reste que 2 solutions : soit décider de rester sur place en priant le ciel que les ancres tiennent, soit tenter de fuir on ne sait où… Lire la suite de cette entrée »
L’Europe Islamisée ?
L’Europe Islamisée ? : l’opinion d’un essayiste indien.
Selon certains journalistes et intellectuels américains et européens, l’Europe serait en voie d’islamisation. Pankaj Mishra, un essayiste et romancier musulman de l’Inde relativise ce propos.
La position de ces journalistes.
Ainsi, Christopher Caldwell, journaliste américain affirme : « les musulmans sont en train de conquérir les villes européennes rue après rue … » Lire la suite de cette entrée »
Le temple chinois LAW, « temple de la traversée heureuse »
Fondée en 1897, cette maison familiale réunissait les familles THIAN, LAW et TONG
Contexte :
Alors que sévit le marxisme en Chine et que la religion y est conspuée « la religion est l’opium du peuple », quelques chinois décident de se replier sur les communautés d’outremer. Fuyant les campagnes, puis les villes où ils ne trouvent pas de travail, ils s’embarquent alors sur des bateaux de commerce. Arrivés à la Réunion, ils y découvrent une communauté paisible et décident parfois de s’y installer. Lire la suite de cette entrée »
Ladoos
150g de farine de pois chiches
65g de sucre glace
60g de ghee ou de beurre fondu (beurre clarifiée)
les graines de 2 cardamomes réduites en poudre
quelques pistaches natures coupées en morceaux Lire la suite de cette entrée »
Un temple accueillant et populaire.
Un temple accueillant et populaire : celui de la Commune Primat.
Temple authentique, populaire où l’on est sûr d’être accueilli chaleureusement, c’est bien celui de la famille CARPAYE de la Commune PRIMAT à ST DENIS.
Pandialé et Arjuna, héros de la marche sur le feu Situé non loin d’un petit terrain de basket, au fond d’une impasse, ce petit temple associatif voit évoluer des fidèles et des jeunes d’une grande sincérité et qui ont compris les enseignements des maîtres : ici pas de ladilafé, de ralé-poussé, de jalousies pour le pouvoir, ni d’ostracisme à l’égard des non-hindous. Lire la suite de cette entrée »
Patties aux Légumes
Les Patties sont des petits chaussons aux légumes :
Ingrédients :
300g de légumes mélangés (1 pomme de terre et 1 carotte coupées en petits dés, petits pois, un peu de chou)
1 pâte feuilletée
1 petit oignon coupé en dés
1 cuillère à soupe de concentré de tomates avec un peu d’eau Lire la suite de cette entrée »
le RSI « Régime social des Indépendants » m’a presque tué
Après plusieurs années à avoir régulièrement réglé mes cotisations sur un travail d’indépendant, je reçois il y a 5 ans comme tout le monde ma 1e estimation de retraite et j’y constate que près de la moitié de mes trimestres indépendants n’ont pas été compté dans cette estimation. Je recompte alors soigneusement et à force de batailler et au bout de quelques mois j’en récupère enfin une dizaine..
C’est au début de ce bras de fer que commencent mes problèmes d’hypertension…reconnus en ALD avec traitement à vie. Lire la suite de cette entrée »
tribune libre :le drame de l’émigration clandestine
LE DRAME de l’IMMIGRATION CLANDESTINE
Alors qu’il ne se passe pas un seul jour sans que de pauvres hères issus de pays où sévissent la malnutrition et la misère, tentent au péril de leurs vies et de leur famille de franchir des frontières pour des pays apparemment mieux lotis économiquement, les pays « riches » sous la pression de leur opinion publique durcissent leurs conditions d’accueil en leur refusant de plus en plus le « droit au sol ». C’est la politique qui se développe de plus en plus non seulement aux Etats Unis mais aussi aux frontières de l’Europe. Est ce un bien ou un mal ? Lire la suite de cette entrée »
« Des « emplois aidés » à visée électoraliste ? »
Cà y’est, c’est la curée !… Pas un maire de notre île qui ne cherche à redorer son blason politique en réclamant à corps et à cris des milliers d’emplois aidés pour nos pauvres petits réunionnais sans travail… On savait déjà qu’il fallait attendre plusieurs mois pour rencontrer SON maire tant il est sollicité par des familles entières qui lui demandent de donner un p’tit travail pou gagn un tit monnaie.
Il est vrai nos maires ont été nombreux à « acheter » les électeurs en leur offrant quelques mois avant les élections des contrats qui miraculeusement se terminent à la veille de celles-ci et ne seront renouvelés grâce à l’argent de la France que si le « généreux donateur » est réélu … Lire la suite de cette entrée »
Découvrez l’Association Culturelle Chinoise de la Réunion
DECOUVREZ l’ASSOCIATION CULTURELLE CHINOISE DE LA REUNION
PETIT HISTORIQUE
Ses racines…
Issue du cercle « Fu Wei Shee » créé en 1941 … Celui-ci regroupait plusieurs familles d’immigrants de la région Est désireux d’apporter leur pierre aux nouveaux immigrants grâce à un système de solidarité mutuelle et de développer des activités de partage et de rencontres, sans oublier le traditionnel culte des ancêtres.
Comment accompagner psychologiquement et spirituellement une personne en fin de vie et sa famille ?
Intervention du Dr Benjamin GUY, médecin en équipe mobile de soins palliatifs à l’hôpital de Saint Denis (974), au colloque de l’ARADP du 17 avril 2011 sur le thème :Comment accompagner psychologiquement et spirituellement
une personne en fin de vie et sa famille ? »
J’ai choisi de débuter mon exposé par un arrêt sur le mot spiritualité.
Il me semble que si on s’arrête un peu sur ce mot, si on le laisse agir en nous, nous verrons se dessiner petit à petit, des aspects importants de l’accompagnement de la personne en fin de vie.
« Villèle, Mme Desbassins et l’Esclavage » avec Mr Miranville
La 8e sortie culturelle des « Amis de l’Histoire » a réuni 35 amateurs d’histoire locale autour du thème : « Villele, Mme Desbassins et l’Esclavage » autour de l’historien Alexis Miranville qui nous a honoré de sa présence et avec lequel nous avons pu partager. Cette sortie s’est terminée autour d’un bon repas au restaurant ORIMAI dee St Gilles les Hauts….
interview de Mme Fabienne JONCA

Mme Fabienne JONCA a écrit de nombreux ouvrages. Nous avons voulu faire plus ample connaissance à propos du dernier d’entre eux écrit pour les enfants et intitulé « la réunion des religions », traitant des principales religions pratiquées sur notre île.
livre « la réunion des religions » pour enfants
livre : « Pour l’Amour de mes filles » de Bernard BARSAMIAN

Bernard BARSAMIAN
Bernard BARSAMIAN, Président de l »Association « PAIRE 2 COEURS » nous annonce la dédicace le mercredi 1 juin 2011 Librairie Gérard ST Denis de 16h00 à 18h00 du livre « Pour l’amour de mes filles » AUX EDITIONS AZALEES
le concours de Miss REUNION 2012 est en route
En attendant le 16 Juillet 2011, date officielle de l’élection de Miss REUNION 2012, le Comité Miss Réunion et la T.V ANTENNE REUNION ont procédé à la sélection des candidates
dans les grandes villes réunionnaises : passage en maillot de bains, interview etc…
Un excellent cru en est issu avec le choix de 12 lauréates toutes plus belles les unes que les autres. ANTENNE REUNION nous les a présenté hier soir, avec une petite interview de l’animateur vedette Christophe BEGERT ce qui nous a permis de faire un peu plus connaissance : parcours scolaire, objectifs professionnels et centres d’intérêts. Elles s’en sont pour la plupart bien tiré malgré une timidité bien compréhensible.
Pour ma part, mon tiercé est fait : 11/1/3 …Et vous ?
l’activité maritime réunionnaise du XVIIe au XIXe siècle
L’activité maritime réunionnaise du XVIIe au XIXe siècle
par Olivier FONTAINE

C’est en 1738 que Mahé de la Bourdonnais a transféré en 1738 la capitale de l’île de St Paul à St Denis. Les entrepôts de café allaient de la préfecture à l’actuel siège d’Air France.
Au niveau de St Paul, l’urbanisation a depuis détruit tout ce qui existait en front de mer-autrefois dévolu à la défense et à l’activité maritime.
B.D : long Ben, cap au Sud …de Sabine THIREL
Auteur : Sabine Thirel Vergoz- Olivier Giraud
Éditions ORPHIE Collection BD Parution 1er Trimestre 2011

Tome 1
L’ouvrage
Henry Avery dit « Long Ben », est une légende dans l’histoire de la piraterie. D’abord parce qu’il s’empare du plus gros trésor de tous les temps, et aussi, parce qu’il enlève la fille du Grand Moghol qui règne sur l’Inde à cette époque. Le capitaine du Fancy, navire anglais de 46 canons, écume la Mer des Indes avec un équipage cosmopolite. Ils accostent l’île Bourbon (Ile de la Réunion) en 1695 où sont débarqués 70 pirates volontaires dont :
A la découverte de l’artiste-peintre Ka.ty Deslandes…

“Peindre ,s’asseoir ,etre la c’est tout ,quand je peins ,je suis comme un canal à ce qui est , ce qui vient .
Une plénitude parfaite ,une énergie qui se renouvelle ,circule à tous les niveaux de mes chakras .
L’Inde est un pays de dévotion .Peindre est un acte de paix ,une prière .”
nos traditions réunionnaises-comme notre histoire-en pleine déconfiture
Notre folklore réunionnais-tout comme notre histoire-souffrent des affres de l’oubli
par manque d’implication et d’engagement financier de nos responsables politiques et culturels : Au plan historique, tous nos monuments sont à l’abandon : « La Grand Cour » de St Paul de Mme Desbassayns, Domaine de Maison Rouge, Eglise St Thomas des Indiens, Cimetière des Malbars de St Louis etc…la liste est longue.
un cimetière d’esclaves mis à jour près du cimetière marin
Les fouilles entamées la semaine dernière derrière le cimetière marin de Saint-Paul comblent les archéologues au-delà de leurs espérances. Les scientifiques viennent de confirmer l’existence d’un ancien cimetière de 2000m2, probablement réservé aux esclaves. Une douzaine de squelettes ont déjà été exhumés.
Il n’aura fallu qu’une petite semaine de fouilles aux scientifiques pour confirmer leurs premières hypothèses : une ancienne enceinte funéraire jouxte l’actuel cimetière marin de Saint-Paul. L’équipe composée de trois archéologues et d’étudiants de l’université est parvenue à déterminer une zone d’environ 2000m2, située entre la clôture du cimetière et la mer dont le sous-sol regorge de squelettes. Sept forages ont été effectués ces derniers jours et cinq d’entre-eux se sont révélés positifs. Dans chacun, des corps parfaitement disposés, tous orientés vers l’ouest sud-ouest qui prouvent une organisation du lieu et non une accumulation aléatoire de corps comme les vagues de Gamède avaient pu le laisser penser en 2007. C’était la principale interrogation des chercheurs. Le mystère est donc levé. Mais l’équipe scientifique ne s’est pas contentée de déterminer le périmètre du lieu et sa raison d’être. L’un des forages a été en effet exploré en profondeur et une douzaine de squelettes y ont été mis au jour. Certains entiers, d’autres amputés ou simplement résumés à la présence de quelques structures. La fouille approfondie de cet espace d’environ 20m2 a notamment permis d’identifier plusieurs phases d’inhumations successives, jusqu’à six par endroits, six squelettes enterrés dans un espace de 2 à 3 m2. L’un d’eux était d’ailleurs un nouveau né.
Des dents taillées : un rituel africain
Mais ce qui s’impose peut-être comme l’autre découverte majeure des chercheurs date d’hier matin précisément. Nettoyé patiemment au pinceau, l’un des crânes a révélé la présence de plusieurs dents taillées, canines et incisives. Un rite très couramment pratiqué sur tout le continent africain, du moins dans sa partie subsaharienne “ et que l’on retrouve dans la plupart des terres d’esclavage”, note Bruno Bizot, l’archéologue détaché pour cette mission par la Drac de Marseille. Inutile de préciser que le squelette en question est donc très probablement celui d’un ou d’une esclave. Mais cela suffit-il pour autant à affirmer que cette enceinte était à coup sûr un cimetière d’esclaves uniquement ? Les scientifiques sont divisés sur le sujet. Pour l’historien Sudel Fuma, la réponse est “ oui à 99,9% et même à 100%”. L’universitaire a travaillé sur ce thème des sépultures séparées dans l’océan indien. Les premiers résultats des fouilles l’attestent selon lui. D’abord l’absence de pierres, de blocs rocheux et de métal qui suggère des enterrements sans faste, sans tombeau, dans des cercueils simples. Puis l’ancienneté des squelettes retrouvés, probablement inhumés aux XVIIIe et X1Xe siècles. “Jusqu’en 1820, la séparation des sépultures entre esclaves et colons était très nette” explique-t-il.
Étudier les restes d’ADN
Enfin la présence de dents taillées qui prouvent l’origine africaine des squelettes. Éric Kichenapanaïdou, archéologue au service patrimoine de la ville de Saint-Paul appuie son propos. “Jusque-là, nous n’avions jamais eu la preuve de cette séparation. C’est une première pour la Réunion mais aussi pour l’ensemble du monde colonial français. Nous ne sommes plus dans l’étude des récits historiques, nous touchons physiquement les matériaux de l’esclavage, nous sommes devant nos ancêtres, c’est très fort “. Bruno Bizot pour sa part refuse de s’avancer jusque-là, faute d’avoir pu fouiller de l’autre côté du mur pour comparer par exemple les conditions d’inhumation dans le cimetière officiel, celui potentiellement des colons. Pour lui, il revient aux historiens de travailler désormais pour conforter cette hypothèse. L’archéologue insiste également sur la nécessité de poursuivre les recherches sur les squelettes exhumés. Sous réserve de trouver une solution de conservation (problème non élucidé pour le moment, voir par ailleurs), le scientifique estime nécessaire de développer par exemple des analyses génétiques en prélevant s’il en reste de l’ADN fossile dans la pulpe dentaire de squelettes. Étude qui pourrait confirmer l’origine géographique ou ethnique de ces individus. Des études dites paléopathologiques permettraient également d’identifier les traumatismes musculaires et osseux causés par les activités de ces hommes et femmes de leur vivant. Une autre façon de confirmer leur condition servile. Il reviendra à l’Etat et à la ville de Saint-Paul, copropriétaires des vestiges, d’autoriser ou non ces recherches. Autorisation qui sera sans nul doute rapidement délivrée. En attendant, cette première véritable fouille archéologique impulsée par la DAC-OI à la Réunion suscite déjà une grande émotion. “C’est un moment exceptionnel que nous vivons”, estime notamment Sudel Fuma. “Les Réunionnais viennent de sortir du néant une part d’eux-mêmes, affirme pour sa part la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello. Cette découverte ouvre incontestablement une nouvelle page dans la connaissance de notre histoire”
*Tous les squelettes retrouvés entiers ont été inhumés en direction de l’ouest, selon le rituel chrétien
Romain Latournerie
sources Journal de l’Ile clicanoo.re
les KERVEGUEN, une grande famille esclavagiste du sud
Compte rendu de la sortie culturelle des « Amis de l’histoire » du 25/06/2011
animée par l’historien-guide, écrivain Enis ROCKEL sur : « la famille KERVEGUEN,
une grande famille esclavagiste du SUD »

Enis ROCKEL, historien et guide conférencier avec le groupe
Cette rencontre s’est située dans la salle du conseil municipal de ST PIERRE où les frères KERVEGUEN se sont livrés à des débats fratricides, ainsi que dans l’estuaire de la rivière d’Abord, terrain de jeu dans la prime enfance de Gabriel Kerveguen.
< »
Estuaire de la rivière d’abord : terrain de jeu de Gabriel K/veguen
Elle donna lieu à une vidéo conférence captivante.
Issu d’une famille bretonne, Jean LECOAT, négociant en tissus, souhaitait que certaines personnes de sa postérité puissent être anoblies, ce qui était jusqu’alors le privilège du clergé, des militaires ou des gens de robe.
En 1710, cinq générations plus tard, le troisième nommé Jean LECOAT se marie : l’un de ses fils adjoint de KERVEGUEN à son patronyme. La famille passe alors de la petite à la moyenne bourgeoisie.
De même, Joseph Hervé Xavier LECOAT de KERVEGUEN se fait anoblir par le roi. (Il était sénéchal de Doulas, il commandait l’armée et rendait justice au nom du roi)
En 1796, Denis Marie Fidèle Amant Constant le Coat de KERVEGUEN, fuyant la révolution débarque à la Réunion sur la frégate « La Régénérée ». Il s’agissait alors de la 2e vague migratoire d’arrivée de nobles sur l’île. (à la même époque sont arrivés aussi Joseph de Villèle et d’Armand de St Félix, entre autres). Kerveguen monte alors un important commerce (chapeaux, tissus, outils, vins, de l’huile d’olive, etc) et se rend souvent à St Joseph, qui était alors le berceau de la culture des épices. (un ballot de clous de girofle équivalait alors à 5 charrettes de cannes à sucre). Il épouse Angèle Césarine Rivière, le 14/11/1799, une riche héritière, dotée de terres (mais déjà enceinte de 5 mois…)
Le 10/03/1800 nait Louis Gabriel de Kerveguen.

Louis Gabriel de K/veguen
La famille va composer avec les Anglais durant l’occupation, (bonnes relations du gouverneur anglais KEATING avec les familles Kerveguen et Desbassayns) d’autant que ceux-ci vont encourager la culture de la canne à sucre. Abandonnant le café au profit de la canne, Denis Marie va acheter des terrains en grande quantité dans les années 1815, 1825. Son fils Gabriel va aussi acheter en 1829, aux enchères, une goëlette (Le Renard), et devenir armateur plus tard.
Louis Gabriel va faire remarquablement prospérer la société (de 40% en 4 ans…). De 1828 à1860, il va faire passer un domaine de 300 ha, à plus de 5000). Il va acheter à St Pierre, St Louis, St Joseph, St Philippe, St Leu, Etang Salé et même à Quartier Français, multipliant ainsi les usines.

Quartier français
On lui connait également des terres sur Mont Caprice et Bel Air (Tampon). Aussi, il va produire jusqu’à 350 000 litres de rhum au milieu du XIXe siècle.

Château des Casernes
En 1831, il devient « conseiller général » (le député de l’époque) de la Réunion.
Son demi-frère Denis-François, qui soutient les petites gens, se fait élire maire de St Pierre en 1851 (jusqu’à 1853), et va dès lors s’opposer farouchement à Gabriel lors des séances mémorables des conseils municipaux.

Denis françois le coat de K/verguen
André, fils de Gabriel, va gérer la plus grosse partie de la fortune familiale. (fortune évaluée à 30 millions de francs or). Il va investir dans des chemins de fer en Europe ainsi que dans des mines de charbon, et va devenir en 1850, la plus grosse fortune de France !

Le comte André de Kerveguen
Ils étaient nombreux depuis 1830, à tirer leurs revenus avec la location d’esclaves, vu qu’on ne pouvait plus, ni vendre, ni en acheter. On avait alors, un certain nombre de propriétaires d’esclaves qui n’avaient pas de terres !
En 1848, il possède 13 usines. En 1853 Célimène mentionne « 13 établissements » dans l’une de ses chansons. Il n’y avait alors qu’une douzaine de propriétaires disposant de plus d’une centaine d’esclaves. La plupart, environ 4000, n’en possédaient qu’une dizaine, ou moins. Gabriel, pré sentant une importante indemnisation à venir, achète alors à des petits propriétaires ruinés, à très bas pris, 100 ou 200 francs, environ 400 esclaves, portant son domaine à environ 1200. (L’indemnisation sera fixée en février 1849, à 711, 59 F par tête ! Il en fera des bénéfices colossaux)
En 1861, Emma, la fille de Gabriel de K/veguen va se marier avec Hyppolite Charles Napoléon Mortier, marquis de Trévise.
La famille avait le monopole du commerce de tissus (taffetas, draps de Bretagne, Aulne de Guingan canadien, gaze de Chine, mousseline etc) de la quincaillerie, de la parfumerie, de la sellerie, allant même jusqu’à généraliser dans l’île le champagne, le whisky et bière. Il deviendra actionnaire principal de la Banque de la Réunion et du Crédit Foncier.
En 1860, il a un accident de calèche à Paris, et meurt alors qu’il avait en projet la construction d’un port dans l’estuaire de la Rivière d’Abord.
André va alors reprendre les renes de la société.
C’est sous la mandature d’André, qui va éclater l’affaire des numéraires à la Réunion. Son père, Gabriel, venait d’introduire 227 000 pièces autrichiennes achetées au poids, qui vont circuler sur l’ile pendant 20 ans. Jusqu’à l’institution du franc. Entre temps, le stock était passé, par l’introduction de petits malins non identifiés, de 225 000 à 800 000 pièces.
En 1905, Les Kerveguen disposent de 16 usines, avec la dernière acquisition, celle de Saint-Louis (au Gol). C’est à cette époque qu’il amène de Paris, avec lui, madame Deverne, une artiste de la Comédie Française, et vit avec elle, au grand désappointement du Père Eugène Rognard, curé du Tampon, dans la villa de Bel Air. Ce sera la guerre ouverte avec le curé.
En 1914 , Robert perd les élections législatives face à Georges Boussenot, et se marie en 1917, à Augustine de Villèle.

Le comte Robert de K/VEGUEN
Yves, l’un des fils de Robert, va créer le transport scolaire en France, juste après 1945. Il était député maire de la ville de Vigny, située à une quarantaine de km de Paris, en direction de Rouen, où son père, en quittant la Réunion avait acheté un magnifique château médiéval – 115 pièces, 76 chambres, 58 salles de bain – et un immense terrain disposant d’une belle église.
Ne sont aujourd’hui encore vivants -sur Paris- que Robert et Isabelle K/veguen. Ils sont venus en 2003 à la Réunion.
Il ne reste aujourd’hui à La Réunion, qu’un seul KERVEGUEN de l’époque. Sa dépouille est enterrée au cimetière de ST PIERRE : Hervé de KERVEGUEN, le seul fils de Denis Marie (demi frère de Gabriel) et d’Adèle Ferrand.
NB 1827 / Le problème de l’eau étant résolu sur le secteur, de Kerveguen construit une usine aux « Casernes »
Patrice LOUAISEL
d’après l’exposé d’Enis ROCKEL – le samedi 25 juin 2011
OLIVIER LEVASSEUR dit « La BUSE », célèbre pirate de BOURBON
Il aurait fait partie de la réunion de Providence (aux Bahamas), où les grands capitaines pirates des Antilles prirent, pour la plupart, la décision de fuir les Caraïbes, devenues trop dangereuses depuis que les différentes marines nationales y menaient des campagnes anti-pirates. Il aurait ensuite croisé dans le Golfe de Guinée, en compagnie des pirates Cocklyn et Davis, et y aurait fait plusieurs prises. Il réapparait à Mayotte, où il aurait fait naufrage avec son navire, l’Indian Queen. C’est là que le capitaine pirate England l’aurait pris à son bord, et où, avec le capitaine Taylor,(coléreux et cruel) ils décident de s’associer pour une campagne dans la mer des Indes au départ de la baie d’Antongil à Madagascar. Au retour vers les Mascareignes, Taylor et La Buse auraient décidé d’abandonner England, avec qui ils se sont fâchés, à l’île Maurice. Les deux pirates font ensuite voile vers l’île Bourbon qu’ils touchent le 20 avril 1720.
roman historique : « Henry de BALZAC, enfant de l’amour »

Roman très interessant que celui-ci d’autant qu’il rejoint l’histoire de la Réunion à une époque très dure celle de la transition entre l’esclavage et l’engagisme.: tout le monde connait le gigantesque écrivain que fut Honoré de BALZAC. Mais quand on est le frère cadet d’une telle sommité, peut-on même simplement exister ?
C’est tout l’enjeu de ce roman historique …Henry de BALZAC est un enfant choyé par sa mère, trop choyé même au point d’en être indolent et dépendant …jusqu’au jour où son frère le met au défi de réussir enfin quelque chose dans sa vie…et pourquoi pas aller aux Indes où parait-il on peut aisément faire fortune ?
En route, il fait donc escale à l’île Maurice, où malgré une rencontre affective importante, il trouve moyen de dilapider ce qu’il gagne-c’est bien une tendance lourde d’ordre familial-et est donc contraint de rentrer en France, sans le sou…
Il retourne pourtant à l’île Maurice avant d’aller à la Réunion puis à Mayotte où il cherche vainement à se faire un nom…
L’action se déroule donc dans l’Océan Indien à l’époque de l’Esclavage précédant l’abolition….
Michel THOUILLOT est professeur agrégé et docteur es lettres. Il enseigne sur l’île de la Réunion. Il est aussi l’auteur d’articles et d’études critiques sur l’oeuvre de Claude SIMON
(aux Presses Universitaires de Rennes 1998)
Henry de BALZAC est son premier roman.
Patrice LOUAISEL
11e sortie des « amis de l’histoire » : le « ti-train lontan »
Compte rendu de la 11e sortie des Amis de l’Histoire
L’Histoire du Train lontan avec Mrs BOULOGNE et CHOTARD

-construction du CFR de 1878 à 1882 dans des conditions très difficiles
(fièvres tropicales + creusement de la montagne)
-édification de dizaines de ponts métalliques (comme à St Paul sur 100m ) ou en maçonnerie,(114m à St Leu) d’aqueducs et tunnels de St Benoit à St Pierre sur 130 kms
-tunnel de 10 kms de la Possession à St Denis (le 3e du monde à l’époque)
-transporte autant voyageurs que marchandises
- ne durera pas très longtemps car entré en concurrence de la route dès 1911. Fermeture progressive dès 1954. Renvoyée dans les hangars dès 1976 et la construction de la route du littoral.

Sous l’impulsion d’un cheminot charismatique, Léon Lepervanche, les ouvriers et dockers se syndiquent et manifestent. Pendant la 2e guerre mondiale, il organise la distribution de vivres, s’insurge contre le marché noir et accueille « le Léopard », ce navire qui rallie la Réunion à De Gaulle. Il milite ensuite pour que la Réunion devienne département français., ce qui portera ses fruits le 19/03/1946. Il en deviendra député.

La plupart des gares existent toujours plus ou moins transformées, déjà oubliées.
L’ancienne gare de St Denis accueille les anciens combattants. Au Port, si la gare a disparu, il reste à côté des entrepôts et autres docks. A St Leu, c’est la poste, à l’Etang Salé, le syndicat d’initiative, à St Pierre enfin, le « café de la gare ».. La petite gare de « la grande chaloupe » est une maison associative servant de boutique. Les rails longent les 2 lazarets où l’on mettait les immigrés en quarantaine à leur arrivée sur l’ile pour éviter les épidémies, avant qu’ils ne rejoignent usines et champs de canne des usiniers et planteurs.

Depuis 1988, des passionnés, réunis au sein de l’association « ti train lontan » oeuvrent pour sauvegarder et rénover ce patrimoine. Pour 127 kms au total il y a eu 55 locomotives et 720 wagons ou voitures. La locomotive Schneider est aujourd’hui classée monument historique. Elle a pris sa retraite en 1962 après 80 ans de bons et loyaux services. Après l’excellent livre de Mr BOULOGNE L’équipe rêve aujourd’hui d’un musée qui lui soit consacré…
La prochaine sortie des « Amis de l’Histoire » aura lieu Samedi 26 Novembre prochain.
Le thème » Le quartier du Barachois et les hommes illustres de l’île : Roland Garros, Sarda Garriga, Amiral Lacaze, Leconte de l’isle etc… ». Elle sera animée par l’historien-romancier David Huet et sera d’accès libre et gratuit. Elle se terminera par un repas convivial au buffet du restaurant indo musulman CARDAMOME, rue Pasteur (12€, chacun payant ce qu’il consomme).
Pour s’inscrire tel au 0262 58 02 50 (cotisation sur l’année scolaire 15€)PL
Mandala : créer sa roue de vie
L’association Salangane, pédagogie fondkèr, propose dans le
cadre des atelier des « Pot ‘en ciel » :
‘MANDALA, créer sa roue de vie’
S’ autoriser à se poser dans le «je», se re-créer ensemble
dans le jeu des formes et des couleurs
4 séances successives de création plastique dans la
spontanéité , la bienveillance et les échanges enfant/ parent.
1.MANDALA NATUREL : créer son monde
2. MANDALA SOLEIL : rayonner
3. MANDALA PUZZLE : se relier au tout
4. MANDALA TIBETAIN : construire son palais sacré
Animé par : Dominique Houchard, artiste peintre et Patricia
Hoël, coach de vie
Ferme Lou Cachet, Rivière St Louis
de 14h30 à 16h
les mercredis 9 et 23 nov, 7 et 14 dec.
15 euros la session
Contact: 0692 24 72 65 ou 0692 27 91 82
ateliers.pot.en.ciel.@mailoo.org
« NAUFRAGE AU CŒUR DE LA VILLE »…de ST DENIS
En pleine ville de Saint-Denis, échouée sur une hauteur, une belle nef se déglingue, se démantibule, s’apprête à partir sur le côté de tantôt (1)… Le beau bâtiment d’autrefois gît dans un espace envahi de verdure ; sur sa poupe et sur ses flancs sa peinture, beige et ocre du temps de sa splendeur, grisaille et s’effrite…La superstructure toute envahie de carias a déjà été abattue…La carcasse, elle-même, ne tient plus que grâce à de puissants étais de bois fixés à l’intérieur comme à l’extérieur… L’effondrement est pour bientôt !….Cette ruine, c’est tout ce qui subsiste aujourd’hui de la Chapelle Saint-Thomas des Indiens, à l’angle de la rue Monseigneur de Beaumont et de la rue Montreuil.

Jadis pourtant son intérêt architectural et historique était tel que l’on a trouvé bon, dès octobre 1998, de l’inscrire à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Dans une notice de présentation l’A.B.F. D’Oriola ne mentionnait-il pas, après avoir décrit le bâtiment, que « Saint-Thomas des Indiens est un petit édifice qui participe pleinement à la structure urbaine de la ville ancienne de Saint-Denis » ?
Cela pouvait laisser supposer que les services de l’Architecture et l’Architecte des Bâtiments de France, Jonquères d’Oriola allaient faire en sorte que le site et le bâtiment soient protégés et qu’une restauration en bonne et due forme, en partie financée par l’état, soit mise en œuvre. Or que c’est-il passé depuis douze ans ? Bien peu de choses … Certes chaque nouvelle journée du patrimoine était l’occasion d’un branle-bas médiatique : on s’intéressait alors au bâtiment et à son histoire, on déplorait vivement que rien ne fût fait, on laissait espérer une action rapide et déterminée et, une fois la journée du patrimoine passée, le soufflé retombait, l’inertie reprenait le dessus, l’oubli se faisait encore plus pesant qu’auparavant.

Pour quelle raison laisse t-on ce bâtiment tomber en ruines ?
L’Etat a-t-il d’autres priorités ? Sans doute ! Ainsi, pour la Cathédrale et pour l’église de la Délivrance des travaux de restauration ont été réalisés ou sont en cours. Mais il est vrai qu’elles appartiennent à l’Etat pour la première et à la Commune de Saint-Denis pour l’autre, alors que Saint-Thomas n’est que propriété du Diocèse.
Est-ce uniquement une question d’argent ? Si tel était le cas, ne peut-on imaginer faire appel à d’autres contributeurs ? Car l’intérêt du projet dépasse assurément celui du seul Diocèse.
Quel projet pour Saint-Thomas ?
Peut-être n’y a-t-il pas de projet convaincant pour l’utilisation future de la chapelle? Il nous semble pourtant qu’un projet très intéressant avait vu le jour et que la chapelle après avoir été au départ conçue comme outil pour la conversion des Indiens, pouvait en ce XXIème siècle répondre à d’autres aspirations : souvent les gens qui viennent de l’extérieur s’émerveillent de la tolérance qui caractérise la société réunionnaise, ne tarissent pas d’éloges quant à la bonne entente qui règne entre nous. (Mais au fait cette tolérance ne serait-elle pas trop souvent ignorance de ce qu’est l’autre et de ses valeurs ? Ne serait-ce pas une sorte d’indifférence qui a pris le relais du mépris voire de la répression d’autrefois ?) Cette bonne entente ne devrait-elle pas plutôt reposer sur une meilleure connaissance de l’autre ? Ne devrions nous pas engager le dialogue et l’échange pour plus de compréhension mutuelle en nous débarrassant de tout prosélytisme ?
Saint-Thomas pourrait dans ce cas devenir un centre de recherche, de réflexion et de dialogue, à l’instar de ce que fait le Groupe de dialogue inter-religieux de La Réunion, en élargissant toutefois les perspectives à l’histoire, à la sociologie, à la philosophie.
Histoire de la Mission indienne et de la chapelle Saint-Thomas (2)
- 1852 Une mission des Indiens est créée sur l’impulsion de Mgr Desprez, premier évêque de Saint-Denis et le soutien financier de l’Association pour la Propagation de la Foi.
- 1855 La mission démarre réellement avec le père Laroche, jésuite parlant le tamoul. Son action durera jusqu’à son décès en 1868.
- 1860 : acquisition du terrain appartenant à la famille Vergoz
- 1860 à 1865 : construction de la chapelle Saint-Thomas des Indiens suivant les plans de Louis François Schneider.
- La mission ne rencontre pas le succès escompté : peu de baptêmes, peu de conversions. Devant l’immensité de la tâche la mission finit par se limiter aux seuls Indiens christianisés, originaires des districts catholiques de l’Inde.
- L’aide financière de L’association pour la Propagation de la Foi sera effective de 1852 à 1899.
- Jusqu’en 1900 un instituteur était encore chargé à Saint-Thomas de l’instruction d’une quarantaine de jeunes Indiens.
- En1952-1953 : La presse réunionnaise signalait que la messe y était encore célébrée le dimanche en langue tamoule.
- 1951 L’installation des sœurs de l’ordre des Réparatrices (qui ont en outre des activités comme le catéchisme et la soupe populaire) donne un nouvel élan à Saint-Thomas.
- 1970, Au départ des Sœurs la chapelle est désaffectée et servira épisodiquement comme salle de sports pour le Collège Saint-Michel ou pour des expositions temporaires.
Hindouisme et catholicisme à La Réunion
Origine géographique de la population « Tamoule » de la Réunion.
La présence d’Indiens à La Réunion remonte aux premiers temps de la colonisation (Qu’on se souvienne entre autres des 13 Indo-portugaises de Goa qui firent souche à La Réunion), mais c’est après l’abolition de l’esclavage en 1848 qu’il a été fait massivement appel à des engagés, en particulier Indiens. Alors qu’en 1848 il n’y avait que 3440 Indiens recensés sur 110.000 habitants, leur nombre atteignait en 1858 plus de 36.500 sur 167.000 habitants.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la Mission des Indiens : il s’agit de convertir les Indiens; ce n’est pas chose aisée pour de multiples raisons (dispersion des engagés sur les plantations ; un seul prêtre parlant tamoul, et surtout les Indiens n’avaient pas du tout envie de se convertir : en 1900 Mgr Fabre estime en effet que sur « 45.000 infidèles, 40.000 sont Indiens ». Claude Prudhomme (3) explique ainsi l’attachement des Indiens à leur religion : « la religion devenait pour les engagés le dernier lien avec le pays et les ancêtres et l’ultime moyen de préserver et d’affirmer leur identité ».
Le XIXème siècle consacre l’échec de la politique de conversion. Tout change à partir de 1887 lorsqu’une dépêche ministérielle impose l’application du décret de 1881 par lequel les enfants des immigrants nés dans la colonie ou qu’ils avaient amenés avec eux, reçoivent la nationalité française ; de là découlent la possibilité de travailler hors des plantations, de devenir éventuellement propriétaires. Beaucoup d’Indiens « adoptent, nous dit Cl. Prudhomme, la langue, les vêtements et les mœurs créoles » et le nombre de baptêmes augmente considérablement (4) La demande de baptême correspond assurément à une volonté de s’intégrer encore davantage à la société réunionnaise… « L’intégration n’entraîne pas cependant rupture avec la religion indienne dont de nombreux éléments sont transportés dans le catholicisme »…Mais ceci est une autre histoire !
(1) Expression créole qui signifie « mourir »
(2) Pour les caractéristiques architecturales de la chapelle Saint-Thomas : Cf. « Monuments historiques – Saint-Denis de la Réunion » ; notices de B. Leveneur ; impression Graphica ; sept.2005.
(3) « Histoire religieuse de La Réunion » de Claude Prudhomme paru en 1984 aux Editions Karthala.
(4)Alors que le XIXème siècle consacre l’échec de la politique de conversion des Indiens, les deux premières décennies du XXème verront «l’adhésion » de ceux-ci au catholicisme.
(5)La chapelle porte le nom de Saint-Thomas, l’un des douze apôtres qui aurait converti les populations indiennes du Kérala au 1er siècle de notre ère.
Article issu du site dpr974.worldpress.com avec leur aimable autorisation
» La vie au Barachois » : 12e sortie des « Amis de l’Histoire » avec David HUET
12e sortie de l’histoire : La vie au « Barachois »
avec l’écrivain-historien David HUET
Auparavant, Il n’ y avait pas de route de front de mer, mais à la place un bois en bordure de mer.
Mahé de la Bourdonnais fut un des premiers gouverneurs. Bon administrateur, c’est lui qui a introduit le manioc dans l’ile principalement à destination des esclaves.
On a débarqué ici des boeufs, jetés à la mer pour rejoindre le bord, parfois happés par des requins.
Le Vendredi 13/10/1848, un navire à voiles mit le cap sur St Denis : c’était celui qui amenait Sarda Garriga. Celui-ci -sans doute superstitieux- attendit le lendemain pour débarquer. Il venait promouvoir l’abolition de l’esclavage.
Une pierre gravée sur l’esplanade sert aujourd’hui à commémorer où il a débarqué. Sarda Garriga avait une compagne mais des « bruits » ont signalé des passages nocturnes à l’Hôtel du Gouvernement, alertant celle-ci qui vint de Métropole le rejoindre pour l’épouser, ici à la Réunion..
Il eut plus tard une mission en Guyane consistant à intégrer les forçats libérés à la population locale.
Une autre stèle commémore un peu plus loin l’arrivée-plus tardive- du « Léopard » à la fin de la 2e guerre mondiale.
On venait au « Barachois », prendre l’air. Au niveau de l’actuel kiosque,-qui date des années 50- il y avait une tour métallique, d’où émanait 3 fois/jour une sirène signalant l’heure. Le cyclone de 1948 l’a détruite.
Devant l’hôtel du gouvernement (l’actuelle préfecture) s’arrêtait le train. Rue de l’Embarcadère (actuelle rue de Nice), un bonhomme précédait le train pour éviter les accidents, en sonnant une cloche.
Au niveau de l’actuel RFO, arrivaient les colis postaux. Le service des douanes y était installé. Dans la cour, on pratiquait parfois les combats de catch pour divertir la population. Ceux-ci remportaient un vif succès.
Plus tard, on y a fait des « radios-crochet ». C’est là qu’ont commencé Maxime Lahope et Benoîte Boulard
On faisait tout au Barachois : les cérémonies officielles, les exécutions capitales publiques… mais aussi les bals, les défilés de Miss, les dernières voitures à la mode (DS 19 par ex). On y a même fait un circuit cycliste…
Un peu plus loin du côté de « La Redoute » il y avait des courses de bourriques et de chevaux …
En face d’une taverne alsacienne, on pratiquait la pétanque et on y organisait même des concours (les gars du Port étaient talentueux;..) On pouvait remporter une coupe « Marie Brizard » ou « Patel »
Partant du Barachois, il y avait une « marine », grande jetée de 300m, où des pêcheurs à la ligne de sardines s’installaient. Toute la jeunesse locale-surveillée par des « tatis » venait y batifoler. Le cyclone de 1948 l’a malheureusement détruite.
Au bas de la rivière, ils y avait de petites activités : rhum, chocolats, allumettes…
En 1958, il y eut une foire-exposition qui accueillit 57 stands et 80 000 visiteurs.
Compte rendu de Patrice Louaisel
Photos de Thierry Gonnet
Le Barachois de Saint-Denis
Définition
Le mot Barachois ne vient absolument pas du Malgache puisque ce mot est largement utilisé à Québec. Je donne ici la définition de wikipédia :
« Barachois est un mot utilisé au Canada Atlantique désignant une étendue d’eau saumâtre (comme une lagune) séparée de la mer par un banc de sable ou de gravier. Il existe le plus souvent un goulet, par lequel l’eau de la mer entre à marée haute. Le barachois représente un estuaire d’une petite rivière progressivement barré par une flèche littorale édifiée par la dérive littorale.
Ces bancs de sable sont généralement formés d’alluvions déposés dans l’estuaire d’une rivière ou d’un ruisseau.
Barachois est un mot acadien venant vraisemblablement du basque barratxoa (« petite barre »). L’étymologie « barre à choir » est sans fondement. »
Au XVIIIe siècle, situé à l’embouchure de la rivière entre le Cap Bernard et la pointe des Jardins, le Barachois abrite des petites embarcations et permet de débarquer les marchandises et les passagers avec un risque minimum.
Dès sa nomination comme commandant de Bourbon, en 1665, Etienne Regnault pense installer la capitale de l’île à Saint-Denis dont la baie lui semble plus propice aux mouillages et à l’accostage. Du temps de la marine à voile, les navires portés par les vents arrivent du cap de Bonne Espérance par le sud, contournent l’archipel passent devant Saint-Denis et jetent l’ancre à Saint-Paul. En 1767, l’île compte une soixantaine de colons installés entre Sainte-Suzanne et Saint-Paul ! La côte nord-est est plus arrosée et plus adaptée aux plantations et au développement agricole de l’île.
S’étendant du Palais du Gouvernement à la Pointe des Jardins, la baie abritée de Saint-Denis présente cependant quelques inconvénients. La Grande Montagne sépare Saint-Denis de Saint-Paul. Des courants contraires alimentés par des vents d’est réguliers créent une barre de mer agitée qui en rend l’accostage dangereux.
Malgré ces obstacles, Labourdonnais (Gouverneur de 1699-1753) ordonne la construction d’un barachois. En 1738, face au palais du gouvernement, une jetée lancée vers le nord protège un bassin qui s’allonge vers l’est.
Ce petit port accueille les pêcheurs et les marchands de poissons qui viennent à leur rencontre à chaque retour de pêche. Les passagers et le bétail y sont débarqués avec plus de facilité qu’en pleine mer où ils risquaient la noyade. Mais le violent cyclone de 1760, le remplit de galets et le détruit presque totalement. Les décennies se succèdent, le front de mer de Saint-Denis, ville maritime par excellence, se couvre de bâtiments administratifs, de magasins, d’entrepôts et de bâtiments militaires.
Lorsque le Gouverneur Milius arrive en 1818, il engage de nombreux travaux dans l’île et fait construire à nouveau un barachois selon les plans de Labourdonnais. En effet, aucun port n’existe encore à Bourbon même si la presque totalité des échanges entre les endroits escarpées se font par voie maritime. Le batelage permet par le biais de larges chaloupes, le transport commercial et de personnes entre les différentes régions. Comme son prédécesseur, de 1819 à 1821, il fait construire une jetée pour l’embarquement et le débarquement des marchandises.
Face à la Pointe des jardins une autre jetée s’avance dans la mer pour abriter la plage des intempéries favorisées par l’exposition au nord-est. Mais encore une fois à peine terminé, le cyclone de 1829 survient. Il pousse la jetée vers le rivage et forme un bassin qui après quelques adaptations, est mis en service. L’entrée se situe vers l’ouest mais elle se trouve trop à proximité de l’embouchure de la Rivière Saint-Denis. A chaque gros temps, le Barachois est partiellement comblé par les galets et le sable entrainés par les crues, sans compter les apports dus à la houle. Les travaux pour désensabler et dégager sont ardus et incessants.
De ce fait, l’utilisation de ce bassin se limite aux canots, aux chaloupes et autres bateaux à fonds plats où les passagers et les petites marchandises transitent aisément. Les travaux d’entretien deviennent pénibles et onéreux, ils sont finalement abandonnés au XXe siècle.
Aujourd’hui le site du Barachois est abrité par de larges parasols de branches d’arbres. Depuis des générations les promeneurs et les amoureux en ont fait le lieu incontournable de rencontre et de balades romantiques, cela pas uniquement au coucher de soleil.
Le Pont Volant de Mahé de Labourdonnais
Situé juste en face du Palais du Gouverneur et à l’extrémité de la rue de l’Embacadère (rue de Nice), le Pont Volant desservait la zone des magasins et entrepôts de la ville portuaire.
Dans la baie de Saint-Denis, des navires en rade attendent le chargement de café, de sucre et d’épices avant d’appareiller pour l’Europe. En 1735, l’île Bourbon est encore sous le protectorat de la Compagnie des Indes. Mahé de Labourdonnais, Gouverneur des îles de France et de Bourbon, décide la construction d’un pont débarcadère ingénieux dont il a dessiné le plan.
De nombreux autres ponts débarcadères, concessions accordés à Crémazy, Protet, Emile, Manes, Moreau, entre autres commerçants et sucriers, sont érigés entre la pointe des Jardins et la place du Gouvernement, ils disparaissent au début du XXe siècle.
Un petit pont de bois enjambait l’entrée du bassin du Barachois, il allait d’une culée à l’autre, les vestiges sont encore visibles.
A l’entrée ouest du Barachois, on peut voir la culée du ponton du dernier débarcadère de Saint-Denis construit au XIXème siècle. Les dames de la Bourgeoisie dyonisienne y venaient se promener et prendre l’air du large en fin de journée et le dimanche. Aujourd’hui. L’accès y est grillagé à cause de la dangerosité du site dont les pierres, une à une, n’arrêtent pas de s’effondrer dans la mer.
Saint-Denis, Port des Mascareignes
Saint-Denis devient capitale en 1738 et le port le plus fréquenté de l’Archipel avant que Port Louis lui soit préférée. Sa baie s’impose de fait puisque l’île devient le grenier des Mascareignes. Les marchandises de toutes les régions de l’île, sont transportées par des bateaux à faible tonnages jusqu’aux ports de Saint-Paul, Saint-Pierre et Saint-Denis. Elles sont regroupées dans des magasins avant d’être exportées vers les îles voisines ou l’Europe, par des navires plus grands.
Sous le commandement et la protection de la Compagnie des Indes et même après la rétrocession de l’île au roi de France, le bas de la ville entre la rivière et la pointe des Jardins (Rue de la Victoire-Rue J. Chatel-Rue A. Lacaze) devient un espace couvert de bâtiments de stockages et de magasins divers. Les sucriers et les planteurs y stockent leurs produits destinés à l’exportation. Les productions y sont entreposées, café, sucre et vanille à partir de la moitié du XVIIIe siècle, ces magasins se dressent face au pont volant de Labourdonnais et ceux des autres concessionnaires.
Le magasin à café de 1730, étudié et aménagé par La Bourdonnais en 1738, sert à la fois de lieu de stockage, de bureaux à la Compagnie des Indes, de logements pour les soldats. Son toit plat en armagasse sert au séchage du café. C’est dans ce bâtiment réaménagé par ses nombreux occupants, que logera le Gouverneur puis le Préfet.
L’île, sujette aux attaques anglaises en guerre contre la France et surtout celle de Napoléon, doit se défendre. Aussi des batteries sont installées un peu partout autour de l’île. Mais Saint Denis est particulièrement protégée parce que d’après les décideurs, il est souhaitable que la capitale ne tombe pas aux mains de l’ennemi, dans ce cas les autres villes n’ont plus qu’à capituler et l’île serait laissée à l’ennemi.
C’est ce qui arrive en juillet 810 lorsque les anglais encerclent la ville. 2000 soldats arrivent par le chemin Crémont dite Route des Anglais par l’ouest en descendant vers La Redoute. 2000 autres rejoignent Saint Denis par la Rivière des pluies après avoir été débarqués à la Mare. Les 350 militaires de Saint-Denis encerclés rendent rapidement les armes, l’île devient anglaise pour 5 ans sous les ordres de Sir Farquhart, comme les autres îles de l’Archipel et les Seychelles. Pendant ces 5 ans, aucune infrastructure, route ou bâtiment n’est construit. La langue française reste la langue utilisée dans les documents officiels et par la presse.
En 1815, l’île Bourbon est rendue à la France mais les Britanniques gardent Maurice, Rodrigue et les Seychelles qui leur servent de bases sur la route des Indes.
Les forces militaires de l’île sont regroupées sur la capitale. Quelques petits groupes sont envoyés selon le danger signalé dans les autres parties de l’île (Saint-Rose en 1806) (Saint-Paul 1809) mais leur cantonnement reste la Saint-Denis. Les militaires et les armes sont regroupés dans les casernes qui bordent le littoral, les réserves de munitions et de poudre se trouvent à la Redoute dans un magasin construit à cet effet.
Les bâtiments qui ont abrités les bureaux et la caserne de l’Artillerie sont actuellement occupés par RFO et la Direction Départementale de l’Equipement. La maison du Colonel de l’Artillerie donne sur la Place du Barachois.Les canons et les boulets sont stockés à la caserne d’Artillerie qui longe le Barachois. Les canons étaient positionnés aux Deux-Canons à Sainte-Clotilde, au Barachois pour protéger la Baie et sur les pentes de la Route de la Montagne (4 canons).
Plus au nord, sur le flan est de la Montagne, surplombant la ville, une vigie surveillait les navires qui croisaient au large et lorsqu’un danger devenait imminent hissait un drapeau. En bas, au niveau de la mer un soldat hissait le même pavillon sur le mât du pavillon, dressé face au logement du Colonel, signalant l’imminence ou l’éloignement du danger. Les militaires alors, pouvaient se préparer à la défense de Bourbon, en se positionnant derrière les canons et en s’armant en attendant l’attaque.
A la fin du XIXe siècle, la marine à voile laisse peu à peu la place aux bateaux à vapeur, plus volumineux et plus rapides. Dans l’île, l’arrivée du Chemin de fer et la création du Port de la Rivière des Galets en 1882 et 1884 sonnent la fin du règne maritime de Saint-Denis.
Sabine Thirel
jaya, engagée indienne est arrivée…
Jaya, Engagée indienne est arrivée après mille péripéties…

La BD sera en vente dans les ruelles derrière la Cathédrale pendant les 4 jours du festival de la BD de jeudi 1er/12 à dimanche 4/12 tous les après-midi de 14 h jusqu’à 20 h (voire 23 h samedi).
Darshan FERNANDO le dessinateur de Jaya et Sabine THIREL sommes seront sur place pour dédicacer leur ouvrage.
PL
Tous ensemble vers une belle clôture de l’Année d’Élie !
Kolèktif Lané Éli (K.L.É.)
Communiqué du mercredi 7 décembre 2011
Tous ensemble vers une belle clôture de l’Année d’Élie !
Lors d’une réunion de travail tenue ce mercredi 7 décembre 2011 à l’Université de La Réunion, le K.L.É. (Kolèktif Lané Éli) a notamment commencé à faire un bilan de cette année consacrée à la célébration du 200ème anniversaire de la révolte de nos ancêtres esclaves dans la région de Saint-Leu. Ce bilan s’avère d’ores et déjà très positif, avec l’organisation de plusieurs dizaines d’actions commémoratives depuis près d’un an.
Ces actions ont permis aux Réunionnais de mieux connaître cette révolte, qui fut un des événements les plus importants de notre Histoire durant la période de l’esclavage.
Elles furent aussi l’occasion pour la population réunionnaise de rendre hommage à ces centaines de combattantes et combattants de la liberté, qui ont fait preuve d’un courage, d’une détermination et d’une solidarité admirables durant cette insurrection et face à la répression horrible dont ils ont été victimes de la part du pouvoir colonial de l’époque.
Enfin, ces manifestations ont également permis à de nombreux compatriotes de réfléchir aux enseignements que nous pouvons tirer à présent de cet événement historique afin de rester fidèles à ces ancêtres et de poursuivre leur combat pour la liberté aujourd’hui.
Voilà pourquoi, le K.L.É. invite les Réunionnais à donner une grande ampleur et un sens très fort à la célébration de l’édition 2011 de la Fête Réunionnaise de la Liberté autour du 20 décembre prochain, en l’inscrivant dans le cadre de « l’Année d’Élie ». En effet, il ne suffit pas de donner un côté festif à cette célébration. Il faut avant tout qu’elle ait un contenu qui aide notre peuple à prendre toujours davantage conscience des richesses de son Histoire et à s’appuyer sur toutes les formes de résistance de nos ancêtres pour se libérer des oppressions et injustices dont il est victime aujourd’hui.
D’ores et déjà, plusieurs actions sont programmées dans toute l’île pour aller dans ce sens. Allons tous ensemble continuer à enrichir ce programme et réaliser une belle clôture de l’Année d’Élie sur le chemin de la libération de notre peuple, l’affirmation de la pensée réunionnaise et la reconnaissance de son identité !
Pour le K.L.É.,
Sudel Fuma
un cadeau original pour NOEL : une clé USB sur la culture réunionnaise
Patrice LOUAISEL est psychosociologue et guide culturel conférencier sur l’ile de la Réunion. Durant ses 15 dernières années d’activité sur l’ile, il a effectué de nombreuses sorties culturelles sur l’histoire, les religions et les traditions de cette belle ile et les a mises sur clé USB 4 GB sous forme d’un diaporama Powerpoint commenté …
Voici dont les thèmes abordés par les 7 sorties culturelles
qu’il a accompagnées :
1) « La Réunion des Religions » : Hindouisme, Islam et philosophies chinoises comparées au Christianisme

2) » Comprendre le symbolisme de la marche sur le feu »

3) » Comprendre le symbolisme de la cérémonie hindoue du Cavadi »

4) » Culte de Guan Di et philosophies chinoises : Confucianisme, Taoisme et Bouddhisme

5) » La Réunion Mystérieuse » : Esclavage, Marronnage, Croyances populaires et Sorcellerie

6) » La piraterie à Bourbon »

7) » Moringue et bataille Coqs : 2 traditions réunionnaises »

Cette clé USB peut être commandée au tarif exceptionnel de 30€ jusqu’au 31/12/2011 (38€ à partir de 2012) en adressant un chèque à patrice LOUAISEL 1066 Chemin du Centre 97 440 ST ANDRE (Ile de la Réunion). Elle vous sera envoyée par voie postale en recommandé.
Shiva
La fin d’une belle « Année Elie » avec l’historien Sudel Fuma
Communiqué du K.L.É. (Kolèktif Lané Éli) – 30 décembre 2011.
Le Kolèktif Lané Éli, lancé le 15 décembre 2010 par la Chaire UNESCO de La Réunion avec plusieurs personnalités et associations culturelles, s’est réuni ce 29 décembre 2011 à Saint-Denis. Cette rencontre s’est tenue à deux jours de la clôture de cette année, consacrée par de nombreux Réunionnais à la commémoration du 200ème anniversaire d’un événement très important de leur Histoire : la révolte de nos ancêtres esclaves dans la région de Saint-Leu, conduite par l’esclave forgeron créole Élie et ses ami(e)s.
La fin d’une belle « Année d’Élie »,

… avec un combat pour la liberté à continuer
Les responsables d’associations présents à cette réunion ont fait un bilan de la célébration de ce bicentenaire, marquée par des dizaines d’actions publiques organisées dans toute l’île durant toute l’année. Ils tiennent à souligner le grand intérêt de la population pour la connaissance de cette révolte et l’hommage chaleureux qu’elle a rendu à ces Réunionnais combattants de la liberté.
Le K.L.É. tient donc à remercier toutes les personnes physiques et morales qui ont contribué à la mobilisation des citoyennes et citoyens de notre île pour la réussite de cette belle « Année d’Élie ». Cette mobilisation prouve à quel point l’unité des Réunionnais dans le respect de leur diversité ainsi que leur détermination à résister à l’ignorance et à l’effacement de leur Histoire peuvent contribuer à transformer notre société.
Cette réussite prouve également combien progresse la prise de conscience du peuple réunionnais et l’importance de la connaissance de son Histoire afin de mesurer l’héritage que nous devons à nos ancêtres. Nous devons tirer les leçons du passé pour en réparer les séquelles négatives et pour construire un avenir responsable et harmonieux.
C’est pourquoi le K.L.É., qui est dissout ce 31 décembre, se prépare d’ores et déjà avec tous ses ami(e)s à continuer son action, en participant notamment à la mise en œuvre du collectif Somin La Mémwar, dont le prochain regroupement est prévu le dimanche 22 janvier 2012 à la Grande Chaloupe. En effet, plus que jamais, comme nous l’avions déclaré à l’occasion de la dernière fête nationale réunionnaise du 20 Désanm, nous devons unir les forces vives de notre peuple pour l’aider à s’appuyer sur toutes les formes de résistance de ses ancêtres afin de se libérer des oppressions et injustices dont il est victime aujourd’hui.
Allons donc tous ensemble perpétuer la belle célébration de « l’Année d’Élie » sur le chemin de la libération de ce pays, l’affirmation de la pensée réunionnaise et la reconnaissance de son identité.
Sudel Fuma,
directeur de la Chaire UNESCO de La Réunion,
coordonnateur du K.L.É. (Kolèktif Lané Éli).
Pour une économie sociale et solidaire adhérez à RéuniSEL !
Depuis toujours les sociétés se sont organisées autour d’échanges divers, la forme la plus simple étant le TROC : tu repeins ma cuisine, je répare ta voiture…

L’introduction de la monnaie, plus facile d’emploi, plus anonyme aussi détrôna vite ce moyen d’échange. Pourtant le système monétaire, s’il a un côté pratique, a aussi ses défauts. En effet, si la monnaie a été inventée pour favoriser les échanges, elle les empêche aussi souvent. Dans cette période de crise économique, nombreuses sont les personnes qui par manque d’argent, ne peuvent plus échanger.
C’est plus particulièrement le cas des chômeurs, éremistes, étudiants, ou retraités. De plus, ce système a été peu à peu détourné de sa vocation initiale puisqu’il sert de moins en moins aux échanges. En effet, selon les chiffres publiés par la Banque Mondiale, seulement 5 % de la monnaie existante dans le monde est utilisée pour des échanges réels… Les 95 % restant étant utilisés uniquement à des fins spéculatives.
Inventés sous leur forme actuelle, dans les années 80 par le canadien Michael LINTON, les L.E.T.S (Local Exchange Trading System), S.E.L.S en français se sont développés dans de nombreux pays, alimentés par la crise économique qui sévit et s’amplifie partout. La France s’y est mise en 1994, la Réunion en 1996. En 5 ans, plus de 400 S.E.L.S se sont crées sur l’ensemble du territoire français. Leur création part d’une constatation évidente : il n’y a pas forcément besoin d’argent pour échanger.
Ensuite, le principe est simple, le S.E.L. met en relation demandeurs et offreurs d’objets, de services ou de connaissances grâce à des annonces diffusées par un bulletin interne. Quand une annonce intéresse quelqu’un, il s’arrange avec l’offreur ou le demandeur, sur la valeur (en grains de sel pour nous) du service ou du bien échangé puis chacun remplit un coupon d’échange qui permettra au “Trésorier en grains de sel” d’augmenter ou de diminuer du montant de l’échange “le compte” de l’offreur ou du demandeur.
Grâce à ce système, il n’est donc plus besoin d’argent pour échanger et tout le monde peut participer. Au delà de ces considérations pratiques, faisons ensemble l’inventaire de ce que les S.E.L.S vont pouvoir permettre.
1. L’acquisition d’objets, services et savoirs inaccessibles autrementCes échanges ponctuelles, même de faible importance et de courte durée, permettant de compenser en partie la frustration née d’un accès limité à la société de consommation : cours de musique, petit bricolage etc…
2. Un réseau d’entraide et de solidarité de proximité
Permettant d’améliorer le quotidien autant social que matériel : “des coups de mains” ponctuels, courses, aide au déménagement, garde d’enfants ponctuelle,pannes de voiture, d’eau ou d’électricité…. A l’époque des villes nouvelles déshumanisées où règnent en maître indifférence et anonymat, quelle bouffée d’oxygène !
3. Reprise de confiance en soi, en ses compétencesDans notre société, seule la notion d’emploi est valorisée. Être hors du circuit économique, c’est être exclu, se sentir abandonné, rejeté, inutile, ferment de toutes les problématiques : délinquance, alcoolisme… Le S.E.L. va pouvoir montrer que j’existe, que je vaux quelque chose, que je peux me rendre utile car on a besoin de moi. Dès lors, y adhérer peut permettre à chaque exclu de se sentir revalorisé, de retrouver une image positive de lui-même par la mise en valeur de potentialités personnelles, par la remise en application de savoirs personnels oubliés. Ainsi, avec le S.E.L., il peut y avoir reprise de confiance en soi, prise de conscience que l’on a des compétences et réapprentissage de la vie sociale. Qui n’a pas constaté que l’inactivité engendrait une tendance au repli et un affaiblissement des relations sociales ?
4. Le S.E.L. est aussi source de convivialité et d’amitié
Pas d’échanges sans rencontre, ceux-ci se renouvelant constamment. C’est le principe du S.E.L. qui ne se limite pas à la parution d’un bulletin d’annonces mais organise régulièrement des sorties conviviales et amicales, faites de troc, de repas en commun, de soirées guitare et de randonnées. Toutes ces activités étant partagées entre familles ou personnes de toute race et de tout niveau social. Ainsi, rencontrer l’autre, c’est créer le lien qui permettra l’échange. Beaucoup d’adhérents en situation d’isolement apprécient cet esprit d’ouverture, le TROC devenant presque un un alibi pour se rencontrer: acquisition de services, biens et savoirs, réseau d’entraide de proximité, réapprentissage de la vie collective et convivialité, voilà quelques caractéristiques essentielles des S.E.L.S… Pourtant, “L’ESPRIT S.E.L.” va beaucoup plus loin en permettant la ré-émergence de valeurs essentielles, trop souvent oubliées aujourd’hui :
5. La richesse de la différence
En effet, un S.E.L. rassemble des gens, non à partir d’une profession ou d’un statut…mais autour d’un état d’esprit basé sur l’amitié, la confiance, l’échange, la solidarité. Il n’y a que rarement dans notre société ce type de structures capable de regrouper à égalité un chef d’entreprise, un éremiste, un fonctionnaire, un retraité, un commerçant et un étudiant… Ce sont des catégories sociales qui d’ordinaire ne font que se croiser. Dans un S.E.L., aucune relation hiérarchique n’est possible. Nul n’est en position d’exiger un travail et d’être en position durable de faire faire compte tenu du caractère occasionnel et multilatéral, de l’échange. Il ne peut donc y avoir de relation de supériorité ou de dépendance.
6. Permettre à des gens qui ont des valeurs approchées de se rencontrer
Tisser des liens, participer à l’ébauche d’une société plus humaine et plus fraternelle. Quel idéal !
7. Dans un S.E.L. on se responsabilise dans une dynamique de relation de confiance
S’il y a un minimum de contrôle pour éviter toute dérive : statuts, charte, contrôle des échanges par le Trésorier en grains de sel, chacun reste libre d’offrir ce qu’il veut et auto-contrôle ses échanges. La confiance entre membres est naturelle et spontanée ce qui change des relations sociales habituelles.
8. Le S.E.L. développe aussi la réciprocité de l’échange comme moyen de promouvoir une démocratie locale
En effet, les personnes peu portées sur l’échange finissent parla force des choses, par se séparer du groupe en ne renouvelant pas leur cotisation. De plus, nos échanges sont de plus en plus “comptabilisés” en termes de temps plus que de nature. Il n’y a pas de “tâches nobles” : cours de physique, de yoga… ou de tâches ingrates : petit jardinage ou bricolage ponctuel etc… Toutes sont évaluées en temps et de valeur identique. A chaque bien, savoir ou service offert, l’adhérent est tenu par une obligation de retour, de réciprocité vis à vis du groupe. La triple obligation de donner, recevoir et rendre crée des liens entre les membres du groupe, cette réciprocité organisée tendant à densifier les rapports sociaux.
9. Le S.E.L. tend à préserver liberté et égalité en matière d’échanges
Les monopoles et concentrations actuels tendent à supprimer ces valeurs essentielles. C’est le plus fort qui mange ou tue le plus faible. Les activités d’échanges des S.E.L. reposent sur la transparence des règles et l’apprentissage du débat contradictoire et démocratique. Les services peu qualifiés sont réévalués et il y a liberté des “prix”. Dans un S.E.L., la “monnaie” est essentiellement une valeur d’échange, une façon de les réguler et non de capitaliser des richesses.
10. La richesse valorisée dans un S.E.L. est la disponibilité
Plus que la compétence, la disponibilité est essentielle puisque nous ne sommes pas dans une logique de rentabilité par laquelle serait recherchée une réduction du temps de production. Chez nous, les exclus du système dominent et se trouvent enrichis par un système qui favorise la disponibilité. Ce temps mis à profit pour échanger permet un enrichissement en “monnaie de sel” et contribue à solvabiliser une demande qui autrement n’aurait pu l’être.
11. Dans un S.E.L. on se réapproprie la notion de plaisir et de partage
Car on y fait ce qui nous plaît. Ainsi, on ne demande jamais à quelqu’un ce qu’il sait faire, mais ce qu’il aime faire et de dresser l’inventaire des services et savoirs qu’il veut offrir – ce ne sont donc pas les compétences professionnelles mais bien les hobbies et les passions que l’on encourage à partager.
12. La chaleur de l’accueil d’une nouvelle famille
Enfin, dans une société qui tend à distendre les relations familiales, ce type de structure permet aux personnes nouvellement arrivées dans une région déterminée de ne plus être considérés comme des “étrangers” mais de trouver dès leur arrivée : amitié, confiance, convivialité, ce qui ne peut constituer qu’une facilitation essentielle pour leur intégration et celle de leur famille. Les différences de statuts, couleur de peau, niveau social s’estompant immédiatement, les nouveaux venus trouvent dans le S.E.L. la chaleur de l’accueil d’une nouvelle famille.
Nous avons désormais grâce aux S.E.L.S l’excellente occasion de vivre nos rêves et nos espoirs. Ne la laissons pas échapper, adhérons en confiance à REUNiSEL gardons notre enthousiasme intact, parlons-en autour de nous et vivons nos valeurs ensemble !
Patrice LOUAISEL
INFOS au 0262 58 02 50
NB Pour toute info sur RéuniSEL cliquer sur www.reunisel.com
A noter qu’une réunion est prévue : Samedi 25 à 17H au « Tennis Club Dyonisien »
pour le démarrage d’une section NORD
Une sortie conviviale est prévue sur le SUD à Grande Anse le Samedi 3 Mars (rando./repas-partage et baignade)
Connaissez-vous « Ti Chouchou » : le magazine qui « adoucit la vie » ?

Vous êtes de plus en plus nombreux à partager l’envie de construire un monde
plus en accord avec l’environnement. Par conséquent il nous semble intéressant de
mettre à votre disposition un magazine qui pourrait recueillir des informations allant
dans ce sens.
« Ti Chouchou » est un magazine alternatif, bio, écolo, équitable « made in Réunion » ET TOTALEMENT GRATUIT….

Car si l’éveil individuel est nécessaire au changement de nos pratiques quotidiennes,
nous avons l’intime conviction que tous ensemble, dans un esprit de partage, et de
générosité, nous avancerons d’autant plus sur le chemin de la sagesse et du respect
de la nature
Contact : magazinetichouchou@gmail.com ou 0692 18 56 52
Histoires d’Amour de l’isle Bourbon
HISTOIRES d’AMOUR à l’ISLE BOURBON
avec Enis ROCKEL
1e Histoire : Jean Mousso et Marie Caze
Sur la grande ile voisine de Madagascar, et en particulier dans le comptoir de Fort Dauphin sévissent de nombreuses épidémies. 2 groupes de mutins-qui gênaient le gouverneur avaient déjà été envoyés à Bourbon – alors déserte – entre 1646 et 1654, et après y être restés trois années sont revenus en excellente forme…
En 1663, Louis Payen, un colon affable et pondéré, décide d’y partir pour tenter sa chance avec un ami Paul Cauzan et sa femme Anne ainsi qu’ une dizaine de domestiques (dont 2 petites filles Marie Caze (10 ans) et Marguerite Caze (8 ans).
Un des malgaches, Jean Mousso s’éprend de Marie Caze, s’enfuyant avec elle.
C’était le premier « marron » de Bourbon. Leur union se traduira bien vite par la naissance de la première enfant de Bourbon Anne Mousso en Août 1668
(qui se mariera d’abord à Noël Tessier (34 ans de plus) puis au portugais Domingo Ferrera (20 ans de moins))
En 1665, Etienne REGNAULT, 1er gouverneur de Bourbon part de Brest. Les affectations des futurs colons sont notées dans des enveloppes cachetées qu’on ne pourra ouvrir que sitôt le Cap de Bonne Espérance passé. Seul Etienne Régnault connaissait son affectation bourbonnaise afin d’y emmener les matériaux de base indispensables à la création de la colonie.
2e Histoire : Antoine BOUCHER et Marie TOUCHARD (fille d’Athanase)
Antoine Boucher- d’un racisme congénital (sa mère se prénommait Blanche)- s’éprend de Marie Touchard, une franco-malgache… A l’époque on ne se fréquentait pas entre races différentes-
Il garda donc son amour secret car il pensait que cela nuirait à sa réputation.
4 jours avant son départ en France pour y occuper l’emploi de gardien de l’ile de Groix, Marie accouche d’un petit bébé. Quand il revient en 1718, pour mourir en 1725- Marie est déjà remariée (les femmes étaient rares et vite convoitées à peine nubiles).
On apprendra toutefois qu’Antoine avait laissé un morceau de terre en héritage à Marie et avait laissé une certaine somme d’argent pour qu’un précepteur prenne en charge l’éducation de l’enfant.
3e histoire d’amour : Brigitte BELLON et Alexis LAURET
Brigitte Bellon (17 ans) est mariée à Pierre Folio (un ex-pirate repenti) beaucoup plus âgé mais la mauvaise entente règne dans le couple. Un jour, il disparait de la plage de St Paul. Brigitte est aussitôt accusée de l’avoir tué. Faute de preuves, on lui donne quand même une sanction, l’interdiction de mariage, tant que l’affaire ne serait pas élucidée.
Pourtant quelque temps après, elle fréquente Alexis Lauret.
A cette époque, on recherche des colons mariés pour peupler l’ile Rodrigues, ile peu prisée de nos bourbonnais.
Ils simulent d’être candidats, alors on les marie d’urgence pour leur permettre de partir…car les candidats ne sont pas très nombreux.
Quand le bateau appareille, 2 personnes manquent à l’appel : ce sont nos 2 tourtereaux. On les recherchera mais en vain…
A la mort du gouverneur en 1725, ils refont surface à St Pierre …
Il reste un vestige de leur idylle : la « pierre de l’Amiral » sur laquelle Alexis allait roucouler… (grosse pierre scellée à l’entrée de l’actuelle préfecture au Barachois.
4e histoire d’amour : Leconte de Lisle et Elixène
Le futur poète part à Paris, à peine âgé de 4 ans. Pourtant, la famille parle beaucoup de Bourbon et il est imprégné de réunionité. En 1832, âgé de 14 ans, il revient au « domaine des Oliviers » à St Gilles les Hauts. (Il est interne au Lycée de Saint-Denis et ne vient à l’Olivier qu’en fin de semaine et durant les vacances)
Il va y tomber éperdument amoureux de sa cousine Elixène de Lanux à laquelle il n’a jamais directement déclaré sa flamme. Il réussit son bac et repart en France à 17 ans.
Elixène va alors épouser Pierre Baillif avant de mourir 9 mois après, au moment d’accoucher.
5e histoire d’amour : Françoise Chatelain (grand-mère des réunionnais) et le lieutenant Jacques Lelièvre de Sauval.
Françoise connait un jeune militaire, envoyé par la marine dans l’Océan Indien.
Comme on manque de femmes à Bourbon pour y retenir les colons, on décide
de prendre 16 jeunes filles à La Salpétrière, dont Françoise Chatelain…Lors de l’escale à Fort Dauphin elle rencontre son amoureux.. Ils demandent à se marier… Une révolte éclate …ils réussissent à en échapper en s’embarquant sur « le Blanc Pignon » à destination de Bourbon.
Malheureusement, Jacques va être bientôt assassiné lors d’une descente d’esclaves marrons (nov 1678), de même que l’époux suivant, Michel Esparon. Son 3e époux décédera de maladie avant qu’elle ne rencontre le fameux Augustin Panon, menuisier et ex-charpentier de marine. Ils se marient le 17 juillet 1694 et ils ont 5 enfants. Elle accouche du dernier, Marie, le 15 août 1706, alors qu’elle âgée de 52 ans !
6e histoire d’amour :Françoise et Jean-Baptiste
18 ans après la nomination d’Athanase Touchard comme gouverneur de Bourbon arrive un colon Elie Lebreton, dont le fils Jean Baptiste se fait enrôler comme « chasseur de noirs » pour poursuivre les fugitifs dans leurs retranchements montagneux.
Du côté du tour des roches habite une très belle jeune fille, Françoise, que remarque bien naturellement Jean Baptiste. Il tente d’attirer son attention, mais dès qu’elle le voit s’approcher du « barreau », la nénène de Françoise la ramène bien vite à l’intérieur de la maison, en la réprimandant. Ils finissent pourtant par pouvoir discuter de chaque côté de la clôture « en misouk ».(en cachette)
Pour être plus tranquilles, ils décident d’un rendez vous régulier dans une pépinière de jeunes tamariniers. En témoignage de leur amour, ils nouent 2 branches de l’un des arbrisseaux.
Le curé de la paroisse, le père Jean Abot, est le seul à connaitre cet amour impossible, car, ils appartiennent à 2 niveaux sociaux qui ne se mélangent pas.
Un jour Jean Baptiste ne vient pas au RDV… Le soir elle pleure à chaudes larmes. Dans la nuit, on frappe à la porte. C’st le curé qui lui annonce que Jean Baptiste a été tué lors d’une battue à la recherche de Cimendef dans la Rivière des Galets. » Désespérée, elle s’enfuit de la maison. Tôt le matin elle s’en va vers le Bernica et y découvre le corps de son amoureux-mort. Elle soulève le linceul et embrasse son visage révélant ainsi son amour à toutes les personnes présentes.
Elle va ensuite se rendre au rocher du Bernica d’où elle va tomber dans le précipice. Suicide ?
Le curé demande à son supérieur l’autorisation de bénir les deux corps ensemble, mais celui-ci refuse en raison du suicide supposé de Françoise.
La nuit suivante Alphonse, un esclave paralytique arrive, interpelle le père témoignant que Françoise a en fait, eu un malaise. Mais son témoignage ne tient pas car il s’agit d’un esclave…Le témoignage put toutefois être accrédité par un autre, celui des époux Devaux, et ils purent être bénis ensemble.
Durant l’oraison funèbre, personne ne se rendit compte qu’ils étaient de classes sociales si différentes. Le père en profita alors pour dire qu’ils devraient tous les jours procéder comme ça.
Bien longtemps après cet épisode amoureux, les 2 tamariniers jumeaux furent le lieu de RDV incontournable de nombreux amoureux de cette ile.
Enis ROCKEL
compte rendu Patrice Louaisel
100 « marmailles » réunionnais jouent, chantent et dansent d’Avril à Juin 2012
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100 enfants sur scène dansent, chantent et évoquent le destin broyé de centaines de gosses envoyés, au milieu du XIXe siècle, dans un bagne.d’Avril à Juin 2012
Initié et réalisé par : Lydie GERAUD et Thierry BOYER
Mise en scène et interprétation: Jocelyne LAVIELLE
Musique : Isabelle ABOULKER
Livret : Christian EYMERY, d’après le roman de Claude GRITTI
Direction du chœur: Lydie GERAUD
Chorégraphe : Véronique ASENCIO
Chant: Martine RAHYR et Thierry BOYER
Piano : Lauriane RIGHI
Saxophones : Gilles RAYMOND
Préparation vocale : Anne Gaëlle BADUEL
Création lumières: Dominique BENVENUTI
Régisseur son : Cédric CORRIERI
Acteurs, chanteurs, danseurs : 100 enfants de 8 à 14 ans de la Réunion
L’île du Levant, un bien joli nom pour l’enfer… Au XIXème siècle, des enfants « encombrants » vont peupler ce bagne, endurer la faim, les coups, le travail forcé, l’étreinte abjecte de la peur. Ils vont connaître la cruauté, le dénuement, le désespoir mais aussi, sous l’ombre lourde de la mort omniprésente, l’entraide et la révolte. Beaucoup ne survivront pas. Ils s’appelaient Devillaz, Gruner, Roncelin … Ils étaient des enfants…
Extraits
| MAIS NON JE NE PLEURE PAS !Combien de temps déjà ? Combien de temps encore ? À quoi sert ce combat ? À quoi bon tant d’efforts ? Combien de temps déjà ? Combien de temps encore ? Bien sûr je suis vivant Mais pour combien de temps ? Mais non je ne pleure pas ! Mais non je ne pleure pas ! Je ne veux pas baisser les bras |
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Représentations
Théâtre Luc Donat – Le Tampon : 12 et 13 Avril
Auditorium Conservatoire à Rayonnement Régionale – St Benoît : 24 et 25 mai
Théâtre Vladimir Canter – St Denis : 4 et 5 Juin
TEAT Plein Air - St Gilles : 15 juin
TEAT Champ Fleuri - St Denis: 26 juin
Scolaires en journée – Tout public en soirée
Informations: lydie.geraud@wanadoo.fr – 0692 67 61 49
+ Logos: Région/ Département/ Académie de la Réunion/ Ste Suzanne/ St Denis/ St Paul/ La Poste
L’Association RéuniSEL en première ligne…
L’Association RéuniSEL en première ligne…

Nous avons approché il y a quelque temps cette nouvelle association
qui recherche un monde avec d’autres valeurs et où « l’argent-roi »
ne soit pas le seul critère d’existence et d’évaluation de l’homme.
Une association qui prône un certain état d’esprit de partage et une vraie solidarité en son sein.
Le S.E.L (système d’échange local) a donc pour but d’échanger objets, services et savoirs sans utiliser d’argent mais un simple « compte
symbolique en grains de sel » où 1heure (soit 60 minutes) de jardin
apporte à celui qui le fera 60 grains de sel à son crédit. La dynamique est multilatérale, ce qui signifie qu’on est pas obligé de rendre un service à celui qui vous en a offert un…mais à n’importe quel membre de l’association.
RéuniSEL organise donc pour créer le lien amical 2 journées conviviales :
1) la première dimanche 25 Mars prochain du côté du parc de Bois Madame à STE MARIE pour les personnes intéressées habitant
entre LA POSSESSION et STE ROSE (donc sur la zone NORD-EST)
Il y aura randonnée, jeux (scrabble, pétanque etc…) repas-partage
et réunion d’information avec tour de table, info des offres/demandes
et adhésion possible.
2) la deuxième ouvrira la section RéuniSEL sur l’Ouest ( de St Paul à St Leu) et se déroulera sur Fleurimont le dimanche 1er AVRIL.
Il y aura une animation de jeux lontan le matin, des métiers d’Art
valorisés …et bien sur repas-partage puis réunion/info/adhésion
Pour toute information sur l’association, se rendre sur le site :
www.reunisel.com puis téléphoner au 0262 58 02 50
NB Les adhérents du SUD peuvent aussi rejoindre les membres de cette zone (coordonnées sur le site internet en rubrique Adhésions)
Patrice LOUAISEL
Nouveau livre : « 38 chefs d’entreprise témoignent » ..de Mr Ho Haï Quang

Né au Vietnam, Quang émigre en France à l’âge de 8 ans. Il vit actuellement à l’Ile de La Réunion (France).
Docteur d’Etat en économie, il a été Maître de Conférences à l’université de Reims et de La Réunion. Il est actuellement chercheur associé au CERESUR.
Mr Ho Haï Quang , Maitre de Conférences en Economie à l’Université de la Réunion dédicacera son livre « 38 chefs d’entreprises de La Réunion témoignent »

Samedi 24 mars, de 15 h à 17 h, à la librairie GÉRARD
5 ter rue de la Compagnie
Saint Denis
Mr Quang est par ailleurs l’auteur d’un autre ouvrage, plus ancien.

Pour en savoir plus…
Site web : http://ho-hai-quang.com
Stéphanie THAZAR, une artiste réunionnaise de qualité
Stéphanie THAZAR est une artiste réunionnaise aux origines multiples (Europe,Afrique et Inde) Auteur, compositeur, interprête de ses chansons, sa gamme est très large allant des musiques traditionnelles au registre r’n'b, pop ou soul.

En 2010, Elle sort son premier album et reçoit « le prix Sacem 2010″ du « meilleur espoir »
Elle prend vite du poids, se produisant dans les grandes salles de l’ile et fera même la première partie de Christophe MAE. En Avril 2011, elle est découverte par les métropolitains en étant invitée lors de l’émission « Thalassa » avant de faire une grande tournée dans toute l’Inde en Novembre 2011 avec 5 concerts au « festival India Musik Week », relayée par l’ensemble des médias indiens.
Elle sort alors un album inspiré d’influences pop avec des titres non seulement en créole mais aussi en 3 langues : français, anglais et espagnol.
Son 2e album « You say » réunit des artistes de renom et des duos exceptionnels. Il sortira
le 7 Avril 2012 prochain.
En prélude à la sortie de cet album, Stéphanie THAZAR se produira en concert Samedi 31 Mars à partir de 20h au Théâtre Canter de Saint-Denis.
Puis ce sera une tournée en Afrique du Sud !
Bonne réussite à cette excellente artiste qui honore notre île !
Patrice LOUAISEL
Billetterie : 0892 70 79 74 (0.31€/Min.)
http://www.monticket.re
Pour en savoir plus… www.stephaniethazar.com
Contact
Tel : 0262 489506
Email : theatre-canter@crous-reunion.fr
15 avenue René Cassin Campus Universitaire du Moufia 97490 Sainte-Clotilde
livre : « famiy maron ou la famille esclave à Bourbon » de Gilles Gerard

J’ai le plaisir de vous inviter à une présentation de mon livre: « Famiy maron ou La famille esclave à Bourbon », -publié par les Editions L’Harmattan- lors d’une conférence de presse, le mercredi 4 avril 2012, à 14 heures, à l’Office du Tourisme de Saint-Leu, Bâtiment Espace Laleu, 1 rue le Barrelier, près de la Mairie.
Cet ouvrage est issu d’une thèse en histoire soutenue en mai 2011 à l’Université de La Réunion, sous la direction de Mr Sudel Fuma.
Il démontre l’existence de structures familiales durant toute la période de l’esclavage à Bourbon (île de La Réunion) et propose une analyse sur la fonction de ces familles basée sur la résistance à l’esclavage. En opposition à l’idéologie esclavagiste qui niait la parenté chez les esclaves, ces derniers, Malgaches ou Africains dans un premier temps puis progressivement Créoles grâce aux nombreuses naissances, ont créé des structures familiales méprisées ou ignorées par les maîtres. L’abolition de l’esclavage en 1848 permettra l’apparition au grand jour de ces milliers de familles maron, socle de la société créole d’aujourd’hui. Elles sont l’expression de leur humanité bafouée.
L’AUTEUR
Anthropologue (Le choix du conjoint en société créole, 1994) et historien (La famille esclave à Bourbon, 2011), Gilles GÉRARD s’attache depuis plus de vingt ans à appréhender et expliquer la société réunionnaise par l’étude des familles créoles sur les plans culturel et historique
Livre : Henri Paulin Desbassayns, autopsie d’un gros blanc de la fin du XVIIIe siècle

Vétéran des guerres de l’Inde, grand propriétaire de terres et d’esclaves et, à l’occasion, négociant avisé, Henri Paulin Panon Desbassayns est incontestablement, à la fin du XVIIIe siècle, un des hommes les plus riches de Bourbon où il est né. Soucieux de la réussite scolaire et sociale de ses enfants, il entreprend en 1785 puis 1790 deux voyages en France. De véritables expériences initiatiques durant lesquelles il a tenu des journaux intimes contenant une foule d’informations sur ses goûts, ses ambitions, ses découvertes, ses enthousiasmes parfois aussi ses déceptions, ses craintes, voire ses angoisses.
C’est au décryptages minutieux de ces informations, ainsi que de celles que révèle sa volumineuse correspondance, que s’attache ce livre.
Ce livre est la première publication d’une nouvelle ligne éditoriale dénommée Collection patrimoniale / Histoire, lancée par le musée historique de Villèle. L’objectif est d’assurer une large diffusion des connaissances apportées par des chercheurs du monde universitaire et de privilégier la qualité et la diversité des documents iconographiques conservés dans les institutions patrimoniales, notamment les archives et musées à La Réunion.
Une étude au scalpel qui essaye de ne rien laisser dans l’ombre d’une personnalité riche et complexe tout en s’efforçant toujours de la resituer dans le contexte passionnant dans lequel elle évolue, celui des dernières années de l’Ancien Régime et des débuts de la Révolution.
Un centre de loisirs unique pour les vacances de Juillet/Août

L’ »Association Coopération Humanitaire » vous propose un centre de loisirs unique à La Réunion : du 16 juillet au 10 août 2012, il accueillera à parts égales des enfants porteurs de handicap et des enfants valides de 6 à 12 ans.
Le centre sera ouvert pendant 20 jours, du lundi au vendredi, de 8h à 17h à l’école Jules Reydellet B dans le Bas de la Rivière à Saint-Denis.
Ce centre est destiné à favoriser la socialisation, l’autonomie et l’épanouissement des enfants accueillis, à veiller à leur bien-être physique et psychique, et à soutenir les familles.
Au programme des vacances de juillet-août : sports, jeux, arts, nature et découvertes !
Le centre accueillera 20 enfants, dont 10 porteurs de handicap. Les places sont limitées. Inscrivez vite vos enfants ! Et parlez-en autour de vous.
Le centre est financé par la Mairie de St-Denis, la CAF, l’ACH et les familles. La participation des familles est modulée selon les revenus des parents et le nombre d’enfants à charge.
Pour tout renseignement et inscription :« L’intégration et l’accès aux loisirs des mineurs et adultes handicapés physiques, sensoriels ou mentaux constituent une obligation nationale ». Loi d’orientation du 30 Juin 1975.
Nathalie HIBON
Association Coopération Humanitaire
Tel : 06 92 60 10 64
www.achrun.fr
Pour une société plus solidaire…le S.E.L
Depuis toujours les sociétés se sont organisées autour d’échanges divers, la forme la plus simple étant le TROC : tu repeins ma cuisine, je répare ta voiture…
L’introduction de la monnaie, plus facile d’emploi, plus anonyme aussi détrôna vite ce moyen d’échange. Pourtant le système monétaire, s’il a un côté pratique, a aussi ses défauts. En effet, si la monnaie a été inventée pour favoriser les échanges, elle les empêche aussi souvent. Dans cette période de crise économique, nombreuses sont les personnes qui par manque d’argent, ne peuvent plus échanger.
C’est plus particulièrement le cas des chômeurs, éremistes, étudiants, ou retraités. De plus, ce système a été peu à peu détourné de sa vocation initiale puisqu’il sert de moins en moins aux échanges. En effet, selon les chiffres publiés par la Banque Mondiale, seulement 5 % de la monnaie existante dans le monde est utilisée pour des échanges réels… Les 95 % restant étant utilisés uniquement à des fins spéculatives.
Inventés sous leur forme actuelle, dans les années 80 par le canadien Michael LINTON, les L.E.T.S (Local Exchange Trading System), S.E.L.S en français se sont développés dans de nombreux pays, alimentés par la crise économique qui sévit et s’amplifie partout. La France s’y est mise en 1994, la Réunion en 1996. En 5 ans, plus de 400 S.E.L.S se sont crées sur l’ensemble du territoire français. Leur création part d’une constatation évidente : il n’y a pas forcément besoin d’argent pour échanger.
Ensuite, le principe est simple, le S.E.L. met en relation demandeurs et offreurs d’objets, de services ou de connaissances grâce à des annonces diffusées par un bulletin interne. Quand une annonce intéresse quelqu’un, il s’arrange avec l’offreur ou le demandeur, sur la valeur (en grains de sel pour nous) du service ou du bien échangé puis chacun remplit un coupon d’échange qui permettra au “Trésorier en grains de sel” d’augmenter ou de diminuer du montant de l’échange “le compte” de l’offreur ou du demandeur.
Grâce à ce système, il n’est donc plus besoin d’argent pour échanger et tout le monde peut participer. Au delà de ces considérations pratiques, faisons ensemble l’inventaire de ce que les S.E.L.S vont pouvoir permettre.
1. L’acquisition d’objets, services et savoirs inaccessibles autrement
Ces échanges ponctuelles, même de faible importance et de courte durée, permettant de compenser en partie la frustration née d’un accès limité à la société de consommation : cours de musique, petit bricolage etc…
2. Un réseau d’entraide et de solidarité de proximité
Permettant d’améliorer le quotidien autant social que matériel : “des coups de mains” ponctuels, courses, aide au déménagement, garde d’enfants ponctuelle,pannes de voiture, d’eau ou d’électricité…. A l’époque des villes nouvelles déshumanisées où règnent en maître indifférence et anonymat, quelle bouffée d’oxygène !
3. Reprise de confiance en soi, en ses compétences
Dans notre société, seule la notion d’emploi est valorisée. Être hors du circuit économique, c’est être exclu, se sentir abandonné, rejeté, inutile, ferment de toutes les problématiques : délinquance, alcoolisme… Le S.E.L. va pouvoir montrer que j’existe, que je vaux quelque chose, que je peux me rendre utile car on a besoin de moi. Dès lors, y adhérer peut permettre à chaque exclu de se sentir revalorisé, de retrouver une image positive de lui-même par la mise en valeur de potentialités personnelles, par la remise en application de savoirs personnels oubliés. Ainsi, avec le S.E.L., il peut y avoir reprise de confiance en soi, prise de conscience que l’on a des compétences et réapprentissage de la vie sociale. Qui n’a pas constaté que l’inactivité engendrait une tendance au repli et un affaiblissement des relations sociales ?
4. Le S.E.L. est aussi source de convivialité et d’amitié
Pas d’échanges sans rencontre, ceux-ci se renouvelant constamment. C’est le principe du S.E.L. qui ne se limite pas à la parution d’un bulletin d’annonces mais organise régulièrement des sorties conviviales et amicales, faites de troc, de repas en commun, de soirées guitare et de randonnées. Toutes ces activités étant partagées entre familles ou personnes de toute race et de tout niveau social. Ainsi, rencontrer l’autre, c’est créer le lien qui permettra l’échange. Beaucoup d’adhérents en situation d’isolement apprécient cet esprit d’ouverture, le TROC devenant presque un un alibi pour se rencontrer: acquisition de services, biens et savoirs, réseau d’entraide de proximité, réapprentissage de la vie collective et convivialité, voilà quelques caractéristiques essentielles des S.E.L.S… Pourtant, “L’ESPRIT S.E.L.” va beaucoup plus loin en permettant la ré-émergence de valeurs essentielles, trop souvent oubliées aujourd’hui :
5. La richesse de la différence
En effet, un S.E.L. rassemble des gens, non à partir d’une profession ou d’un statut…mais autour d’un état d’esprit basé sur l’amitié, la confiance, l’échange, la solidarité. Il n’y a que rarement dans notre société ce type de structures capable de regrouper à égalité un chef d’entreprise, un éremiste, un fonctionnaire, un retraité, un commerçant et un étudiant… Ce sont des catégories sociales qui d’ordinaire ne font que se croiser. Dans un S.E.L., aucune relation hiérarchique n’est possible. Nul n’est en position d’exiger un travail et d’être en position durable de faire faire compte tenu du caractère occasionnel et multilatéral, de l’échange. Il ne peut donc y avoir de relation de supériorité ou de dépendance.
6. Permettre à des gens qui ont des valeurs approchées de se rencontrer
Tisser des liens, participer à l’ébauche d’une société plus humaine et plus fraternelle. Quel idéal !
7. Dans un S.E.L. on se responsabilise dans une dynamique de relation de confiance
S’il y a un minimum de contrôle pour éviter toute dérive : statuts, charte, contrôle des échanges par le Trésorier en grains de sel, chacun reste libre d’offrir ce qu’il veut et auto-contrôle ses échanges. La confiance entre membres est naturelle et spontanée ce qui change des relations sociales habituelles.
8. Le S.E.L. développe aussi la réciprocité de l’échange comme moyen de promouvoir une démocratie locale
En effet, les personnes peu portées sur l’échange finissent parla force des choses, par se séparer du groupe en ne renouvelant pas leur cotisation. De plus, nos échanges sont de plus en plus “comptabilisés” en termes de temps plus que de nature. Il n’y a pas de “tâches nobles” : cours de physique, de yoga… ou de tâches ingrates : petit jardinage ou bricolage ponctuel etc… Toutes sont évaluées en temps et de valeur identique. A chaque bien, savoir ou service offert, l’adhérent est tenu par une obligation de retour, de réciprocité vis à vis du groupe. La triple obligation de donner, recevoir et rendre crée des liens entre les membres du groupe, cette réciprocité organisée tendant à densifier les rapports sociaux.
9. Le S.E.L. tend à préserver liberté et égalité en matière d’échanges
Les monopoles et concentrations actuels tendent à supprimer ces valeurs essentielles. C’est le plus fort qui mange ou tue le plus faible. Les activités d’échanges des S.E.L. reposent sur la transparence des règles et l’apprentissage du débat contradictoire et démocratique. Les services peu qualifiés sont réévalués et il y a liberté des “prix”. Dans un S.E.L., la “monnaie” est essentiellement une valeur d’échange, une façon de les réguler et non de capitaliser des richesses.
10. La richesse valorisée dans un S.E.L. est la disponibilité
Plus que la compétence, la disponibilité est essentielle puisque nous ne sommes pas dans une logique de rentabilité par laquelle serait recherchée une réduction du temps de production. Chez nous, les exclus du système dominent et se trouvent enrichis par un système qui favorise la disponibilité. Ce temps mis à profit pour échanger permet un enrichissement en “monnaie de sel” et contribue à solvabiliser une demande qui autrement n’aurait pu l’être.
11. Dans un S.E.L. on se réapproprie la notion de plaisir et de partage
Car on y fait ce qui nous plaît. Ainsi, on ne demande jamais à quelqu’un ce qu’il sait faire, mais ce qu’il aime faire et de dresser l’inventaire des services et savoirs qu’il veut offrir – ce ne sont donc pas les compétences professionnelles mais bien les hobbies et les passions que l’on encourage à partager.
12. La chaleur de l’accueil d’une nouvelle famille
Enfin, dans une société qui tend à distendre les relations familiales, ce type de structure permet aux personnes nouvellement arrivées dans une région déterminée de ne plus être considérés comme des “étrangers” mais de trouver dès leur arrivée : amitié, confiance, convivialité, ce qui ne peut constituer qu’une facilitation essentielle pour leur intégration et celle de leur famille. Les différences de statuts, couleur de peau, niveau social s’estompant immédiatement, les nouveaux venus trouvent dans le S.E.L. la chaleur de l’accueil d’une nouvelle famille.
Nous avons désormais grâce aux S.E.L.S l’excellente occasion de vivre nos rêves et nos espoirs. Ne la laissons pas échapper, adhérons en confiance à REUNiSEL gardons notre enthousiasme intact, parlons-en autour de nous et vivons nos valeurs ensemble !
Rejoignez nous sur www.reunisel.com !
Patrice LOUAISEL
INFOS au 0262 58 02 50
L’atelier « gouttes d’arc en ciel » propose des cours d’aquarelle
L’atelier « gouttes d’arc en ciel » animé par Mr Thierry Bichon propose des cours d’aquarelle
au 37 rue du stade à ST ANDRE
-enfants : les mardis de 16H à18H
mercredis de 10H à 12H et de 14H à 16H
-adultes : Les jeudis de 16H 30 à 18H 30
Tel : 0692 60 46 76
courriel : thierrybichonnl@yahoo.fr
Une table exceptionnelle de diversité à prix très raisonnable…
Dimanche dernier, nous sommes allés « chez Dan’s », à la Plaine des Cafres, une table d’hôtes recommandée par un ami….et nous n’avons pas été déçus : un accueil chaleureux, des tables décorées avec goût, une petite musique de fond et surtout une diversité de plats COPIEUX comme je n’en n’ai jamais vu.
Nous avions commandé une raclette collective et ce qui nous a été apporté malgré un solide appétit n’a pu être consommé qu’à moitié…tant il y avait à manger : 5 sortes de fromages en plus du fromage traditionnel, de la charcuterie à volonté et bien-sûr tous les à-côtés.
En plus de la raclette, nous avons eu droit à une délicieuse macédoine de légumes dans un demi-ananas et 2 tartes maison (pour 7 personnes) sans oublier l’apéro, 2 bouteilles de vin et le rhum arrangé…
Comme nous fêtions un départ en retraite, nous avons été autorisés à apporter notre champagne…
Et tout celà au doux tarif de 20€/personne.(et non 17€ car il s’agissait de spécialités)
Heureusement que nous avions prévus » 2 personnes qui ne boivent pas » pour le retour…
Afin de vous montrer la diversité des plats qu’il est possible de commander, nos leur avons demandé de nous envoyer leur carte :
ENTREES (midi)
- quiche lorraine
- quiche au saumon et au poireau
- gratin de saint jacques et fruits de mer
- salade niçoise
- salade verte au foie de volaille tiède
- rôti de porc froid
- rôti de dindonneau froid
- tourte aux grenouilles
- salade à l’ananas
- salade verte aux fruits de mer
- salade de riz à la pomme et aux crevettes
- cassolette de saint jacques aux crevettes et asperges verte
ENTREES (soir)
- idem midi +
- soupe verte œuf poché
- soupe de potiron
- soupe de légumes
- soupe de cèpes aux asperges verte
- soupe de poisson
- soupe au pistou
- Soupe à l’oignon gratinée
– soupe de chouchou
PLATS
* cassoulet
- lapin sauce chasseur
- lapin aux olives
- lapin aux pruneaux
- lapin sauce gingembre combava
- civet de coq au vin blanc
- civet de coq au vin rouge
- civet de cerf
- poule au riz sauce au curry
* pot au feu
- blanquette de veau
- blanquette de saumon aux graines de moutarde
- jambalaya
* paëlla
* couscous
- beackaoeffe traditionnel
- beackaoeffe de canard au citron confit et fenouil
- beackaoeffe de poisson et coquillage
* choucroute
- canard à la vanille
* bouillabaisse
- fondue bourguignonne
- fondue savoyarde
- fondue chinoise
* pierrade
* raclette
- carry suivant demande (porc, bœuf, coq, poisson….)
- langue de bœuf sauce échalotte
- filet mignon de porc sauce madère
- tête de veau sauce dan’s
- gigot d’agneau aux herbes sauce vigneronne
- caille farcie sur canapé
- tofailles
_ ailes de raie sauce capres
- jambon à l’ananas
– Camarons à la poudre de noisette sur coulis de brocolis aux agrumes
Tous nos plats sont accompagnés de légumes de circonstances ou riz ou pâtes et grains
DESSERTS
- tarte aux fruits frais
- clafoutis tiède aux fruits frais
- gateau banane ou mangue ou poire ou ananas ou (suivant fruits frais)
- salade de fruits frais
- poire belle hélène
- pomme au four
– poire au vin
Toutes vos suggestions sont les bienvenues.
Le tarif du repas complet est à 17 euros comprend entrée, plat principal, dessert et boisson
Le tarif du repas complet est à 20 euros comprend entrée, plat principal de spécialité *, dessert et boisson
CHEZ DAN’S
Tables et chambres d’hôtes
Meublé de tourisme
Location de voiture
40 A , route notre dame de la paix
La petite ferme
97418 LA PLAINE DES CAFRES
Tél : 02 62 59 14 84
Gsm :06 92 26 50 22
E.mail : chez.dan.s@wanadoo.fr
Site internet : www.chezdans.fr
Nous ne pouvons que vous recommander cette table d’exception …
Patrice LOUAISEL
NB Vous aussi avez une « table d’exception » avec un « excellent rapport qualité-prix »
ne manquez pas de nous contacter pour faire partie de cette rubrique…
au 0262 58 02 50
Stage artistique : « Apprendre à jouer avec les couleurs » à ST LEU en Mai
L’ Atelier « Gouttes d’arc en ciel « Thierry BICHON » » (Artiste-Educateur-Formateur en pédagogie Steiner) propose :
Stage Artistique de 5 jours :
« Apprendre à jouer avec les couleurs »
durant les vacances de Mai du 14 au 18 mai 2012
pour les enfants de 7 ans à 14 ans
De 10h à 12h ou de 14 à 16h
Prix : 90 euros les 10 heures de stage et le matériel
Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi
10h à 12h : Peinture à la cire d’abeille-
Eveil des sens dans le jardin exceptionnel
- Peinture à la cire d’abeille colorée avec le feu
- Couleur chaude et froide
- Dessiner de l’ombre à la lumière
- S’émerveiller de la rencontre des couleurs en mouvement
14h à 16h : Peinture à l’aquarelle-
Eveil des sens dans le jardin exceptionnel
- Peinture à l’aquarelle intuitive « Yoga de la couleur »
- Devenir magicien de la couleur
- Mandala
- Peinture en groupe, apprendre à écouter la couleur
Lieu : 41ter, rue des Avocatiers, Les Colimaçons 97436 St Leu
Pour renseignements complémentaires tél : 0692 60 46 76
« Rendez vous aux jardins » du 1er au 3 Juin sur le thème de l’image
« Rendez-vous aux Jardins » 2012
Argumentaire « Le jardin et ses images »
La thématique choisie pour l’édition 2012 de Rendez-vous aux jardins « Le jardin et ses
images » nous propose de réfléchir aux différentes représentations du jardin qu’elles soient figurées, littéraires, poétiques, musicales ou mentales.
Depuis des temps anciens, les artistes ont laissé de nombreuses représentations de
jardins, témoignages de la place centrale qu’ils occupaient dans la plupart des cultures. Offrant quantité d’informations sur la forme des jardins, ces oeuvres (peintures, gravures, dessins, photographies, films, vidéos, etc.) traduisent aussi le regard porté par une époque sur ces créations.
Dès l’Antiquité, en Mésopotamie ou en Égypte, le jardin est représenté sur des bas reliefs ou des peintures ornant les temples ou les tombeaux. Les fresques et mosaïques d’Herculanum et de Pompei sont également des sources importantes pour la connaissance des jardins de ces périodes anciennes. Ceux du Moyen Âge nous sont connus aussi bien grâce à la littérature, comme le Roman de la Rose ou le Rustican, qu’aux enluminures qui ne représentent pas que des espaces symboliques. Dès la Renaissance, de nombreux traités et textes littéraires ou poétiques traitent des jardins et l’on voit apparaître les premières représentations en plan qui gagnent, au
cours du temps, de la fiabilité grâce aux nouveaux outils graphiques et à l’invention de la
triangulation.
Les représentations figurées historiques (plans, dessins, peintures, etc) sont souvent très séduisantes mais leur utilisation comme sources documentaires pour la connaissance et la restauration des jardins doit toujours faire l’objet d’un examen critique approfondi.
Pour les peintres impressionnistes les jardins sont à la fois la source et le motif de leurs
créations, ainsi que le montre l’oeuvre peint de Claude Monet et son jardin de Giverny.
Dès cette époque, la photographie joue un rôle important, et de nombreux photographes y ont trouvé leur inspiration. La photographie peut alors jouer un rôle documentaire, comme les autochromes du jardin d’Albert Kahn qui ont servi à leur restauration un siècle plus tard. Certains photographes ont une approche artistique, on pense notamment à Eugène Atget, alors que d’autres cherchent à montrer la réalité des légumes ou des fleurs.
La représentation des jardins peut se cacher aussi dans des portraits peints, sur des tapis, tapisseries, papiers peints, de la marqueterie ou de la vaisselle, les arts décoratifs recèlent de nombreux exemples.
À la fin du XVIIIe siècle des jeux d’optique ayant pour motifs les jardins et les paysages sontcréés par Carmontelle et nommés « transparents ». Ils étaient dessinés et peints sur du papier transparent de plusieurs dizaines de mètres de long et déroulés devant une lumière produisant ainsi une image en mouvement.
Les jardins ont également inspiré le cinéma, Mon oncle de Jacques Tati, Meurtre dans un
jardin anglais de Peter Greenaway, Barry Lyndon de Stanley Kubrick, L’année dernière à
Marienbad d’Alain Resnais ou L’île nue de Kaneto Shindô en sont quelques exemples. Ils sont aussi l’objet de nombreux documentaires sur les différentes pratiques sociales du jardin comme le montre les documentaires de Sylvaine Dampierre sur le jardinage en prison, les jardins ouvriers de l’Île Seguin ou les green guerillas de New York.
La représentation des jardins passe aussi par l’écriture, de la Genèse à Dialogue avec mon jardinier d’Henri Cueco, la littérature offre de nombreux textes dans lesquels les jardins ont un rôle essentiel comme dans le Décaméron (Boccace), le Songe de Poliphile (Francesco Colonna), le Songe de Vaux (Jean de la Fontaine), la Clélie (Madeleine de Scudéry), L’Astrée (Honoré d’Urfé), le Paradis perdu (Milton), Les mille et une nuits, Paul et Virginie (Bernardin de Saint-Pierre), les Affinités électives (Goethe), Bouvart et Pécuchet (Gustave Flaubert), sans oublier Jean-Jacques Rousseau et bien d’autres auteurs.
Les jardins ont aussi inspiré la musique et des compositeurs comme Lully qui travailla avec André Le Nôtre à Versailles a, notamment, écrit un Ballet de Flore, on pense également à Manuel de Falla et ses Nuits dans les jardins d’Espagne ou aux Jeux d’eau à la villa d’Este de Franz Liszt. Des pièces musicales pour jardins ont aussi été créées et présentées, notamment au jardin des Tuileries en 2003 à l’occasion de Rendez-vous aux jardins.
Les parcs et les jardins peuvent aussi être le support d’ateliers pédagogiques où les
enfants restituent par le dessin, la peinture, la sculpture, les collages, et d’autres moyens les visites et découvertes qu’ils ont faites.
Le jardin est aussi un puissant sujet pour notre imaginaire, avant de le connaître nous
l’imaginons, le rêvons, le sublimons. Viennent parfois ensuite les images créées par les peintres, illustrateurs, cartographes, photographes ou metteurs en scène. Quelque soit le support, les parcs et les jardins ont de tous temps été l’objet de représentations variées.
« – Ah ! une belle salade !
- ah ! un beau tableau !
- dis, c’est quoi pour toi une belle salade ? »
Henri Cueco, Dialogue avec mon jardinier, 2000.
Marie-Hélène Bénetière
SDMHEP – Bureau de la conservation du patrimoine immo
« Cash Investigation », une émission de France 2 en tout point remarquable
« CASH INVESTIGATION » : UNE EMISSION TV EN TOUT POINT REMARQUABLE

Elise Lucet, journaliste à France 2
Vendredi 4 Mai au soir : Après m’être couché tôt pour raisons de programme TV de piètre qualité, je me réveille frais et dispos à…0H 20 … juste à l’heure où débute une émission qui va se révéler tout à fait remarquable sur FRANCE 2. Il s’agit de » Cash Investigation » et celle-ci va durer près de 2H.
J’appréciais déjà » Complément d’Enquête », une émission intéressante mais celle-ci ose aller jusqu’au bout de ses investigations même si incontestablement elle doit considérablement
déranger… Combien de temps durera t’elle ? Combien de temps parviendra t’elle encore à déranger les plus grands lobbies de notre temps ?
L’émission commence par une enquête approfondie : « le grand cirque du marketing vert » qui insiste sur le ciblage du « vert » en matière publicitaire dans la plupart des grandes marques d’aujourd’hui.
Des emballages aux bouchons, tout est vert pour tenter de séduire le consommateur …mais plus grave, la plupart des « certifications » sont bidons après enquête approfondie et l’expérience démontre qu’elles ont une indéniable répercussion sur les ventes. Des bouteilles d’eau avec 20 % d’emballage soit disant « bio-dégradable » (en fait seulement 10% sur un emballage qui mettra plusieurs siècles à disparaitre polluant pendant tout ce temps-là l’environnement terrestre et maritîme.), jusqu’à la « banque verte » qui pour montrer son engagement écologique signalée dans ses pubs, finance des projets en fait terriblement polluants la classant parmi « les derniers de la classe » en termes d’énergie propre après une fine analyse des « Amis de la Terre ».
Au cours de l’émission, l’équipe de « Cash Investigation » s’est arrêtée sur le cas du Crédit Agricole. Régulièrement surnommée « la banque verte », cette entreprise française se réclame du « Green Banking » dans une campagne publicitaire mondiale incarnée par Sean Connery depuis fin 2009. Pourtant, « Cash Investigation » révèle que la banque continue d’investir massivement dans les énergies fossiles. Outre une plate-forme pétrolière au Groenland, la banque participerait aux financements d’usines ayant recourt au sable bitumineux et au charbon.
Dans sa communication, le Crédit Agricole se réclame pourtant du soutien de la prestigieuse organisation non gouvernementale au Panda : WWF, avec qui elle a conclu un partenariat en 2010 rapportant 400.000 euros par an à l’ONG. Un paradoxe qui a logiquement alerté la rédaction du magazine, qui a alors demandé des explications au patron de WWF. Mise devant ses contradictions, la direction de l’ONG a décidé d’interrompre brutalement l’interview menée par Elise Lucet.
WWF a porté plainte devant le juge des référés pour obtenir la communication de l’émission et l’interdiction de la diffusion de l’interview. Finalement, la Justice a donné raison à France 2.
Mis devant leurs contradictions, les responsables de ces grands groupes font en général ceux qui ne sont pas au courant et promettent une enquête qui 6 mois après n’a toujours pas commencé. Un site gabonais exploité par Aréva, (un des champions du nucléaire et de l’exploitation de mines d’uranium) garde par exemple, après plusieurs décennies d’ exploitation un taux de radio-activité considérable (relevé par compteur geiger) dans les villages avoisinants générant de multiples atteintes de santé (comme des infections pulmonaires à répétition…) selon l’association humanitaire « Médecins du Monde » chez les enfants habitant dans les villages avoisinants de ces lieux pollués.
2e enquête sur l’industrie du tabac : Un biologiste de talent est embauché par une des premiers tabagistes américains pour soi-disant fabriquer une cigarette plus « écologique » :
Scrupuleusement honnête, celui-ci dénonce le caractère addictif de la nicotine, se fait licencier puis menacer personnellement s’il parle, jusqu’à ses propres enfants. Aujourd’hui, il ne se déplace qu’armé en permanence, ne touche que 10 % de ses émoluments antérieurs mais s’acharne toujours à faire des conférences dans les collèges sur les dangers de dépendance induits par la nicotine.
2 exemples parmi tant d’autres du pouvoir des lobbies industriels, de l’inefficacité des organismes de contrôle …mais en toute certitude, malgré l’heure tardive, une émission de grande qualité à ne surtout pas rater…
A Vendredi prochain sur France 2…
Patrice LOUAISEL
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Soirée spectacle scientifique et observation du ciel au Conservatoire de Mascarin
Soirée spectacle scientifique et observation du ciel : Le Rêve d’un petit curieux et soirée astronomie avec l’Association des Passeurs de Sciences et de Cultures au « Conservatoire de Mascarin »
VENDREDI 18 MAI
Pour Tout public / sur réservation auprès de « l’association des Passeurs de Sciences et de Cultures » 06 92 85 42 42 / Tarifs : 20 € adulte 3€ enfant de moins de 18 ans
18h30 : accueil (entrée principale)
19h00 : présentation de l’association
19h30 : spectacle
20h30 : repas et échanges
21h30 : soirée astronomie
23h30 : fin de la soirée
Repas :Rougail saucisses ou Carry poulet
Riz, grains
Rougails, boissons
Stage de photographie de la nature au Conservatoire de Mascarin
Stage de photographie de la nature
Vous aimez la nature, vous aimez la photographier, mais parfois déçu du résultat vous cherchez la recette d’une photo réussie ? Animalier, macro, paysage, il s’agit d’un atelier relatif à la photo numérique. Il s’adresse aux photographes, débutants ou un plus expérimentés, qu’ils utilisent un reflex numérique, un bridge ou même un compact.
Vous n’avez pas besoin de connaitre des techniques photos particulières mais simplement d’être passionné par l’image et par la photographie.
Fête de la nature
Conservatoire Botanique de Mascarin
SAMEDI 12 MAI
L’ORNITHOMUSIQUE
10h00 et 14h00 / Tout public / Durée : 45 mn / Réservation obligatoire auprès de Joël LIN (0262 24 92 27 ou jlin@cbnm.org)
Tarif : GRATUITÉ
STAGE DE PHOTOGRAPHIE DE LA NATURE
9h00 à 16h30 / à partir de 12 ans / Inscription obligatoire auprès de Sonia FRANCOISE (0262 24 92 27 ou sfrancoise@cbnm.org) / Animateur : YABALEX / Tarif : 70€
Possibilité de se restaurer sur place (snack)
1e « journée d’initiation à l’alimentation vivante » : Samedi 19 Mai à St Joseph
De plus en plus, l’impact de notre alimentation sur la Nature mais également sur notre santé est mise en évidence. Parallèlement, nous sommes de plus en plus nombreux à rechercher une manière plus consciente et respectueuse de ce que nous sommes, d’être en relation avec notre Planète Terre.
Manger est un acte quotidien qui revêt une vaste toile d’intéractions, de sensations, d’émotions. Ainsi faire le choix de manger en conscience est un cheminement plein de promesse.
A travers les journées d’initiation à l’alimentation vivante que je vous propose avec La Vie en Santé, je vous invite à découvrir comment, à travers votre alimentation, vous pouvez :
- faire un retour naturel à la santé optimale
- permettre une régénération rapide de vos tissus
- favoriser une concentration mentale accrue et une créativité renouvelée
- retrouver un sommeil de qualité
- atteindre votre poids de santé et une silhouette harmonieuse
- opérer un changement positif empreint de joie, de couleurs, de saveur et de vie
)
Cette 1ère journée d’initiation à l’alimentation vivante aura lieu
samedi 19 mai de 9h à 16h
Merci de vous inscrire pour réserver votre place.
Nombre de places limité : 10 personnes
A venir :
- les ateliers thématiques à domicile
- les repas découverte avec le Cru Love K-fé ! (en point JEU)
- un week-end de stage en alimentation vivante
et … un blog pour suivre toute mon actualité !!!
Esther Lobet Bedjedi , Educatrice de Santé & Créative crulinaire
La Vie en Santé
Ateliers culinaires, Conseil et Formation en Alimentation Saine
Animations pédagogiques
Service traiteur à domicile
17 rue Prosper Mérimée
Vincendo
97480 SAINT JOSEPH
tél : 0262 92 07 97



